mardi 21 janvier 2014

Je suis une enfant de 1956



En généalogie, j'aime évoquer mes ancêtres et retrouver leurs modes de vie, leurs métiers, leurs lieux d'habitat.  Puis je me suis posée une question : pourquoi ne pas évoquer ma vie  ? En tous cas, témoigner de mes souvenirs d'une certaine époque que j'ai traversée.  J'ai connu tellement de transformations, de changements en moi et autour de moi. Car je suis une enfant de l'après-guerre. Une période qui va connaître des avancées technologiques formidables, une croissance économique réelle, des avancées sociales et des bouleversements sociétaux. Je les ai vécu sans toujours en prendre conscience. J'ai envie aujourd'hui de me retourner sur ces évolutions,  et sans nostalgie, témoigner d'une époque si récente et déjà si lointaine. 

Je suis une enfant de la fin de l'année 1956. C'est une année qui a connu un record de froid avec des températures inférieures à  -20°C dans la plus grande partie de la France. Sous la IV° République, le Front républicain regroupant la SFIO et les radicaux viennent de gagner les législatives et le Président René COTY propose à Guy MOLLET de gouverner le pays. 

Nous sommes 800 000 enfants à naître cette année là. Mes parents ont choisi un prénom original Véronique, qui tranchait un peu avec les Martine, Françoise, Chantal... de l'époque. Jusqu'à 1974, année de mon baccalauréat, nous allons traverser des évolutions sociales, politiques d'importance. Je serais spectatrice des évènements de 1968, trop jeune pour y participer, mais suffisamment consciente pour sentir l'ancien monde basculer. La société de 1974 n'aura plus grand chose à voir avec celle de l'année 1956.  J'aurais l'occasion de revenir sur ces riches années. Aujourd'hui, permettez moi d'évoquer l'année et les circonstances de ma naissance. 


Mars 1956 : Le mariage de mes parents dans l’Yonne

Mes parents Arlette BOURGOIN et Jean BATTUT, instituteurs formés à l’Ecole Normale d’Auxerre, dans laquelle ils se sont rencontrés,  se marient  dans la commune de Chailley dans l’Yonne le  26 mars 1956. Arlette a 21 ans, Jean 23 ans.

Mariage de mes parents Arlette et Jean le 30 mars 1956

Septembre 1956 : L’école de campagne dans les vallons du Morvan

Mes parents sont affectés à la rentrée scolaire dans une école de campagne située en plein champ, en Bourgogne, dans le Nivernais, au pied du massif du Morvan,  à égale distance du bourg de Courcelles et de Chivres. 


Situation du village de Courcelles dans la Nièvre

Mon père raconte qu'un grimoire qu'il avait découvert montrait qu'on avait ainsi tranché au moment de décider de la construction de l'école à la fin du XIXème siècle. Je le cite : "l'avantage de la pleine campagne c'est que chantaient dans notre cour les faisans descendus du coteau tout proche et que le parfum de la reine des près de la prairie où coulait la paisible Sainte Eugénie se mêlait aux senteurs du gros tilleul dans lequel bourdonnaient les abeilles"
Courcelles est une commune qui compte 231 habitants au recensement de 1954. Le maire est depuis 1950, M. Louis François agriculteur.


Chemin de campagne à Courcelles
Ma mère enseigne aux 21 élèves de la classe des petits de la classe enfantine aux  CE1. Mon père enseigne dans la classe des 21 grands du CE2 à la classe de fin d’études, qui prépare au certificat d’études primaires. Ils sont logés sur place, dans le logement de fonction de l'école, qui ne possède pas l'eau courante. 
La maitrise de la fertilité n’est pas une chose facile pour les couples. Le débat sur le contrôle des naissances n’en est qu’à ses débuts. La contraception est alors interdite par la loi. C’est donc tout naturellement que je nais 9 mois après la date du mariage,  le 22 décembre 1956. 

22 décembre 1956 : Une naissance mouvementée dans la neige


Faire part de naissance 22/12/1956

Extrait acte de naissance - livret de famille

L’histoire de ma naissance est une aventure. Il faut imaginer que mes parents ne possédaient qu’un scooter et un vélo leur avait été prêté.

                           
Le scooter de mes parents en 1955

La cuisinière ronfle bourrée de bûches en cette nuit du 21 décembre 1956. C'est le dernier jour de classe avant les vacances de Noël. Ma mère se plaint de ses premières contractions dans la nuit. Il fait nuit très tôt en décembre dans le Nivernais. Il reste à imaginer une époque sans téléphone. Il faut alerter les voisins situés au village de Courcelles à 2 kilomètres qui sont les seuls à posséder une voiture, susceptible d’emmener ma mère à la maternité de Clamecy à 15 km.  A cette époque, on n’accouche plus à domicile.  Mon père s’élance donc sur la neige sur un vélo, en pleine nuit,  pour aller téléphoner depuis la cabine téléphonique du café du village. Le café est fermé et il doit taper à la fenêtre pour réveiller la propriétaire. La clinique de Clamecy est informée de l’arrivée de ma mère.

M Perruchet, Colonel à la retraite, et animateur de l’Amicale créée autour de l’école, est préposé au convoyage dans sa vielle voiture Hotchiss aux énormes gardes boues.  Il s’est entrainé depuis quelques jours à la faire tourner à vide pour qu’au signal, le chauffeur et le véhicule soient opérationnels.
Il s’installe au volant de sa Hotchiss. Son épouse, Madame Perruchet va se charger pour la journée des 42  élèves de l’école.
Hotchiss

Il part récupérer ma mère à l’école et emmène le couple sur la route de Clamecy. Il fait froid. La route est enneigée. La voiture s’arrête sur le chemin. Ma mère s’imagine devoir accoucher dans la voiture. Le véhicule repart et amène le couple jusqu’à la maternité. Ma naissance à 11h50, le 22 décembre 1956 se précipite dès l’arrivée dans ce lieu moins hostile.  C’est le Docteur Barbier qui procède à l’accouchement. Il deviendra maire de la ville de Clamecy dans la Nièvre puis sénateur de la Nièvre.

 
Docteur Barbier, Directeur de la clinique de Clamecy en 1956

L'actualité du 22 décembre 1956

Le même jour, l'actualité du monde se poursuit. A partir de journaux de ce jour que j'ai pu me procurer dans un salon des vieux papiers, j'évoque les informations principales, dont je suis à ce moment là, bien loin ! 


Actualité sur l'espionnage du 22 décembre 1956
Une Française arrêtée pour espionnage
L’actualité de ce jour du 22 décembre 1956 est concentrée sur les évènements du bloc soviétique. Une française Raymonde Soubine,  33 ans, agent des services de renseignements d’un pays du bloc soviétique, la Tchécoslavquie, est arrêtée pour espionnage. 


                 
22 décembre 1956 : l'ultimatum des mineurs hongrois



                                                                                                                                                                     

La grève des mineurs hongrois
Les mineurs  en grève en Hongrie demandent la démission de M Kadar, le retrait des troupes soviétiques présentes depuis le soulèvement du 23 octobre, des dispositions pour des élections libres. L’insurrection de Budapest dure quelques semaines, fait 2800 morts et 20 000 blessés du côté hongrois et 700 morts et 1600 blessés du coté russe,  avant d’être écrasée définitivement en janvier 1957, avec l’exécution de 225 Hongrois accusés d’avoir participé à cette insurrection.



 
             
     

La crise du Canal de Suez
Le 22 décembre 1956 : La crise du canal de Suez est un conflit entre l’Egypte et l’alliance entre kla France et le Rotyaume Uni , suite à la nationalisation unilatérale par l’Egyspte de Nasser du canal de Suez, lieu stratégique de transport maritime international  entre l’Europe et l’extreme orient.

     
           
Crise Canal de Suez Décembre 1956 - Journal Sud Ouest
      

Après l'opération de Suez, qui voit, à la demande des USA,  l’ONU s’interposer dans le conflit entre Israel alliés des Français et britanniques, et l’Egypte,  les dernières forces franco-britanniques quittent Port-Saïd le 22 décembre 1956.


                                                   
                                    
                                    
Sortie du nouveau film de Gallone avec Françoise Fabian
Sur le plan culturel, ce jour là , Michel Strogoff est le 3ème ouvrage de Jules Verne porté à l’écran par le metteur en scène italien Carmine Gallone avec l’actrice Françoise Fabian.

Affiche film Michel Strogoff 1956

Publicité Manufrance
Sur le plan commercial, Manufrance, manufacture  de Saint Etienne, lance sa publicité pour la machine à coudre Omnia au prix de 32500 francs.



Naissance de la Dauphine par Renault
Naissance en 1956 de la Voiture Renault appelée "Dauphine"

27 Décembre 1956 : retour à la maison-école

Pendant le séjour à la clinique, et le congé de maternité, faute de remplaçant, mon père, revêtu de sa blouse grise en coton, rassemble les 2 classes allant de la classe enfantine à la classe de fin d’études.

Dans la journée, je suis installée dans la cuisine du logement de fonction, la pièce la plus chaude. La porte donne sur la classe de ma mère. Une jeune fille me garde mais ma mère vient régulièrement surveiller son bébé.

Ma mère avec moi dans les bras devant l'école de Courcelles

L’apparition du biberon
Ma mère m'allaite à la naissance. Très vite, son lait est décrété mal adapté à ma nourriture. Les biberons faciles à  nettoyer sont en vente sur le marché. Ils sont en verre et c’est avec le biberon que je suis nourrie.  Le premier lait en poudre apparaît.

Publicité pour le biberon 1956

Le bain
L’eau courante n’est pas installée dans le logement de fonctions de mes parents instituteurs. Il faut aller chercher l’eau à la pompe. Elle est très froide, voire glacée.  Elle est réchauffée au feu de la cuisinière à bois avant d’être versée dans la cuvette en plastique.
Le bain de bébé en 1956

                          
Les langes
Le bébé est emmailloté. Un linge triangulaire est placé entre les fesses du bébé, et grâce à un savant croisement du même linge et une épingle à nourrice, le bébé est enveloppé fermement. Puis apparaissent les brassières et les culottes bouffantes en coton. Les couches en tissu, sont lavées chaque jour. Le berceau est installé dans la pièce la plus chaude de la maison, la cuisine, avant d’intégrer la chambre de mes parents puis ma chambre personnelle.


Mon père me porte emmaillotée en langes 1955
Le landau
Le beau landau sert à me promener dans les rues de campagne, protégé par sa capote épaisse. Il sert aussi à me garder, bien calé par des coussins. Il fait froid sur le carrelage du sol.
Mon landeau en 1956


Le pot
Il est en bois avec un petit dossier à l’arrière. Le pot est installé dans le trou au centre du meuble. C’est un grand progrès. Mon arrière grand-mère Anna Lajeat surveille mes progrès. 
                                        

Le pot en bois 1955


En guise de conclusion provisoire ...

J'ai vécu mes 3 premières années dans l'école de Courcelles, au milieu des champs, dans cette nature préservée et reculée du Morvan.  C'était une autre époque. J'en garde le souvenir d'un espace protecteur,  paisible, un amour de la campagne, un sentiment de plénitude. On est marqué à tout jamais par sa petite enfance. 







mercredi 8 janvier 2014

Les Poilus de ma commune : Turny - Yonne

Monuments aux morts de Turny 

Le monument aux Morts de Turny a été érigé le 5 juin 1921 après une souscription auprès des habitants. Il est situé près de l'école. Construit en granit des Vosges, il est inauguré le 1° octobre 1922. En lettres d'or, sont gravés les noms des victimes des dernières guerres 1870/1875 avec 5 morts, 1914/18 avec 26 morts, 1939/45 avec 3 morts, 1961 en Algérie avec 1 mort.


Monument aux Morts de Turny 2013

Monument aux Morts de Turny 2013

Histoire de l'édification du Monuments aux morts de Turny

Le 5 juin 1921, après une souscription auprès des habitants, la décision de construction du monument  et le choix de son emplacement sont arrêtés par la municipalité présidée alors par le Maire Onésime CORGERON. En décidant son édification entre les deux écoles, les élus veulent que toutes les générations d’enfants, passant chaque jour devant ce monument, n’oublient jamais que ce conflit meurtrier avait existé. Le monument est construit en granit des Vosges.  Sa hauteur est de 3,55 mètres. Le coq de bronze chantant, symbole d’une 3ème République triomphante, mesure 0,70 mètre. La palme de bronze, d’une longueur de 1,25 mètre, rappelle l’insigne de bronze en forme de branche de laurier portée sur le ruban des croix de guerre dont étaient décorés les poilus. Le conseil municipal décide également de faire graver les noms des victimes des guerres de 1870 et de 1914-1918. Ces élus ne savaient pas qu’avant la fin de ce siècle, avec d’autres conflits, viendraient s’ajouter d’autres noms. L’inauguration a lieu le 1er octobre 1922 sous la présidence de Monsieur DUCOMBEAU, Conseiller de Préfecture. Aujourd’hui sur le corps du monument est gravé,  en lettres d’or, le nom des victimes des quatre dernières guerres, ainsi que cette phrase : Turny honore ses enfants morts pour la France. 


Les Morts pour la France de la Grande Guerre 14/18


Je vais évoquer les  26 morts pour la France de la Grande guerre 14/18 inscrits sur le Monuments aux Morts de la commune de Turny.

On retrouve, par ordre alphabétique, les soldats morts pour la France suivants. Je n'ai retrouvé des archives que sur 24 soldats, alors que le monument aux morts référence 26 noms. Mes sources sont les sites Mémoire des Hommes et celui des Archives départementales de l'Yonne


ALUISON Lucien
Maurice Lucien ALISON est né à Turny le 11 juin 1884. Ses parents sont Arsène Constant ALUISON et Louise Désirée Hortense BESANCON. Il exerce la profession de Cultivateur. De la classe 1904, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied sous le matricule 520. Il est soldat de 1ère classe. Il est tué à l'ennemi, le 27 juin 1915 à Neuville Saint Vaast dans le Pas de Calais.  Son décès est transcrit le 24 août 1915 à Turny.

Dans les ruines de Neuville Saint Vaast 
BERNOLLE Paul-Emile
Paul Emile René BERNOLLE est né le 29 mars 1888 à Turny. Il est le fils d'Emile BERNOLLE et de Théotiste Désirée PAILLERY domiciliés à Turny. Il est Cultivateur. Il mesure 1,57 m, a les cheveux châtains, les yeux marrons clairs.  Il est incorporé le 8 octobre 1909 au 160ème régiment d'infanterie et envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911 avec certificat de bonne conduite. De la classe 1908, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 89ème régiment d'infanterie sous le matricule 511. Il fait partie de la bataille de la Marne qui va faire reculer l'armée allemande qui se rendait vers Paris. Comme ses camarades, il connait les tranchées, la boue et le froid.  Il est mort entre le 1er et le 12 décembre 1914 dans le Bois de Bolante, dans le combat de la Chalade dans la Meuse, tué à l'ennemi. Son décès, daté du  le 4 décembre 1917, est transcrit à la mairie de Turny le 28 mars 1915.
Zone de combat de la Chalade en Argonne en 1914
BOCQUEL Donatien
Donatien Pierre Marie BOCQUEL est né à Guerouet dans la Loire Inférieure. De la classe 1907, il est incorporé par le bureau de recrutement de Nantes comme 2ème cannonier dans le 51ème régiment d'artillerie sous le matricule 3156. Le 7 juin 1916, les allemands s'emparent du fort de Vaux à Souville après un siège de 100 jours et l'envoi entre avril et juin 1916 de 44000 obus. Souville est un objectif prioritaire car les batteries y arrosent les lignes allemandes.  Donatien BOCQUEL est tué à l'ennemi le 12 juin 1916 à Souville dans la Meuse. Son acte de décès est transcrit le 10 février 1917 à Gueurouet en Loire Inférieure. Je ne connais pas la raison pour laquelle son nom est inscrit sur le monument aux morts de Turny.

Tranchée au Fort de Vaux à Souville dans la Meuse en 1916


BONAVENTURE Camille
Paul Camille BONAVENTURE est né à Turny le 29 janvier 1887 à Turny. De la classe 1907, le bureau de Sens l'affecte sous le matricule 565 dans le 15ème régiment d'infanterie. Il est mort pour la France le 5 février 1918 à Michelbach en Alsace, tué à l'ennemi. Le 5 avril 1918, son acte de décès est transcrit dans l'état civil de Turny.

CHABARD André
André Louis CHABARD est né à Paris le 4 février 1898 à Paris dans le 11ème arrondissement. Il est recruté par le bureau de Versailles, affecté dans le 30ème régiment d'infanterie sous le numéro 4141. Il est mort pour la France le 30 mai 1918 à Bligny dans la Marne. Son acte de décès est transcrit le 27 janvier 1922 à Saint Cloud en Seine et Oise. Il est inscrit sur le Monument aux morts de Turny.

CHARLOIS Paul
Paul Albert CHARLOIS est né le 14 aout à Turny. De la classe 1905, il est incorporé comme Caporal au 289ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 623. Le 289ème régiment d'infanterie quitte Sens le 9 aout 1914. Il est composé de parisiens et de bourguignons qui pensent que la guerre ne durera que 6 mois. Le régiment est envoyé aux environ de Verdun, puis  participe à la première bataille de l'Artois. Paul est mort pour la France à Pontavert dans l'Aisne. Il est inhumé à Pontaverte dans la nécropole nationale Beaurepaire, tombe 2531. Son acte de décès est transcrit le 21 octobre 1916 à Raincy en Seine et Oise.

CORGERON Armand
Armand CORGERON est né le 20 octobre 1880 à Turny. De la classe 1900, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens comme soldat de 2ème classe dans le 4ème bataillon de chasseurs sous le matricule 512. Il est mort pour la France, disparu le 27 septembre 1915 à la Doumoise dans la Marne. Son acte de décès est transcrit le 1er février 1920 à Turny.

CORGERON Léo
Léo CORGERON est né le 2 décembre 1874 à Turny. De la classe 1894 il est incorporé  comme Sergent dans le 29ème Régiment d'infanterie par le bureau de recrutement de Sens. Il est décédé le 28 février 1915 à Vauquois dans la Meuse. Il est tué à l'ennemi. Son acte de décès est transcrit le 19 novembre 1915 à Turny.

COUILLARD Ernest
Ernest COUILLARD est né le 9 janvier 1887 à Sormery dans l'Yonne. De la classe 1907, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 44ème bataillon de Chasseurs à pied sous le matricule 560. Il est disparu le 2 octobre 1914 à Meuvireuil dans le Pas de Calais. Son acte de décès est transcrit le 22 aout 1920 à Turny.

COUILLARD Gaston
Gaston Octave COUILLARD est né  le 31 juillet 1895 à Turny. Ses parents sont Octave COUILLARD et Marie Rosalie GUERBET habitant à Turny. Il exerce la profession d'ouvrier agricole. De la classe 1915, il est affecté par le bureau de recrutement de Sens, comme soldat de 2ème classe au 408ème Régiment d'Infanterie, sous le matricule 17 . Il est décédé des suites de maladie, tuberculose pulmonaire, à l'Hôpital complémentaire du Puy en Haute Loire, le 29 novembre 1918. Son acte de décès est transcrit à Turny le 29 novembre 1918. Un certificat de bonne conduite lui est accordé. Il est cité à l'ordre de la Brigade du 4 août 1918. Il a donné un bel exemple de solidarité en soignant ses camarades blessés sous un feu violent. A excité l'admiration de tous par son courage et son sang-froid devant l'ennemi. Il a reçu l'étoile de bronze de la Croix de guerre.
Croix de guerre de Gaston COUILLARD


DELIGNE Charles
Charles Julien DELIGNE est né le 6 décembre 1888 à Turny. Ses parents sont Ambroise Alexandre DELIGNE et Elia Virginie PORCHEROT habitant Turny. Il est cordonnier. En 1909, il est affecté au 89ème régiment d'infanterie, rendu disponible en 1911. De la classe 1908, il est mobilisé comme soldat de 2ème classe par le bureau de recrutement de Sens sous le matricule 538 dans le 411ème Régiment d'Infanterie. Il est tué à l'ennemi le 4 novembre 1918. Son corps est retrouvé sur le champ de bataille d'Etreux dans l'Aisne. Son acte de décès est transcrit le 6 novembre 1919 à Venizy dans l'Yonne.

DUCROT Henri
Henri Théophile DUCROT est né à Tannerre en Puisaye dans l'Yonne le 28 septembre 1889. de la classe 1909, il est incorporé sous le matricule 1342 par le bureau de recrutement de Montargis comme soldat de 2ème classe dans le 3ème bataillon de Chasseurs à pieds. Mort pour la France le 11 mars 1915 à Hersin dans le Pas de Calais pour cause de blessures de guerre, dans la bataille de l'Artois.
Le 3ème Bataillon de Chasseurs à pied est alors  placé sous les ordres du commandant  Léon MADELIN, un ancêtre,  qui sera frappé mortellement à 36 ans, en août 1915. 2038 soldats de ce bataillon ont fait sacrifice de leur vie. Son acte de décès est transcrit à Turny le 10 mai 1915.

Histoire du 3ème bataillon de chasseurs à pied


JOSSOT Albert
Albert Eugène JOSSOT est engagé comme soldat au 153ème régiment d'infanterie sous le matricule 654 par le bureau de recrutement de Sens. Il est né le 04 décembre 1885 à Turny dans l'Yonne. Il est tué à l'ennemi le 27 septembre 1914 à la Chavatte dans la Somme. Il a été déclaré mort par jugement déclaratif le 4 décembre 1920 à Tonnerre et le transcription de son décès a été faite le 12 janvier 1921 à Sormery Yonne. Il apparait sur le Monument aux morts des deux communes Turny et Sormery.

LECHAIN Marcel
Marceau Marcel LECHAIN est né le 28/07/1894 à Vaudeurs dans l'Yonne. Il est incorporé avec la classe de 1914, par le bureau de recrutement de Sens, dans le 23ème Régiment d'Infanterie Coloniale, sous le numéro de matricule 554. Il est mort pour la France à Massiges dans la Marne, tué à l'ennemi. Son acte décès est retranscrit à Turny le 8 février 1916.

Les tranchées de Messiges


MARTIN Maxime
Maxime Emile MARTIN est né à Turny le 19 février 1876. Il est incorporé dans la classe 1896 par le bureau de recrutement de Sens sous le matricule 248 dans le 33ème Régiment d'infanterie. Il est mort pour blessures de guerre à Clermont en Argone dans la Meuse le 15 octobre 1914. Son acte de décès a été transcrit à Turny le 21 mars 1915.
Clermont en Argonne en 1914

MILLOT Armand
Armand Clément MILLOT est né le 20 mai 1890 à Moutiers dans l'Yonne. Il est recruté à sens avec la classe 1910 dans le 26ème régiment d'infanterie matricule 380. Il est mort pour la France, tué à l'ennemi dans la ferme de Leormont à Vitremont.

Ferme de Leormont bombardée par les Allemands

Son acte de décès est transcrit à Turny le 20 septembre 1919.
Fiche matricule de Armand MILLOT

PAILLERY Maurice
Maurice Alfred PAILLERY né le 20 juin 1896 à Turny, Yonne est incorporé à Sens dans le 79ème régiment d'infanterie sous le numéro 55. Il est mort suite à ses blessures dans l'ambulance 8/202 à Morcourt dans la Somme. Son acte de décès est transcrit le 13 août 1916 à Turny.

Fiche matricule de Maurice PAILLERY


PESCHEUX Emile Arsène

Emile Arsène PESCHEUX est né le 14 août 1895 à Turny. Il est incorporé par le bureau de Sens au sein du 1er Bataillon de Chasseurs à Pied sous le matricule 40. De la classe 1915, il est mort pour la France 19 septembre 1915 dans l'ambulance de Bruay dans le Pas de Calais, suite à des blessures de guerre. Son acte de décès est transcrit à Turny.

Fiche matricule de Emile PESCHEUX


PIERROT Auguste
non retrouvé

POURCHER Auguste
Auguste POURCHER est né le 26 février 1886 à Saints dans l'Yonne. Il est affecté par le bureau de recrutement de Sens au 246ème Régiment d'Infanterie sous le numéro 124. Il est tué à l'ennemi à Crouy dans l'Aisne le 11 novembre 1914. Son décès est transcrit le 15 septembre 1915 à Troyes dans l'Aube.

ROY Marius
Marius ROY est né le 16 mars 1894 à Turny. Il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens sous le matricule 572 comme soldat de 2ème classe dans le 1° Bataillon de Chasseurs à pied. Il est tué à l'ennemi le 4 mars 1915 à Notre Dame de Lorette près de Bouvigny dans le Pas de Calais. Son acte de décès est transcrit le 24 juillet 1915 à Turny. Le 11 novembre 1914, à l'occasion du centenaire de la grande guerre, sera inauguré le Mémorial International de Notre Dame de Lorette sur lequel seront gravés les noms des 600 000 soldats de tous continents morts dans le nord et le pas de calais. Marius fait partie de la liste.
Affiche de 1915


TARDY Auguste
Auguste James Henri TARDY est né le 19 février 1887 à Paris dans le département de la Seine 16ème arrondissement. Il est  recruté par le bureau de Sens, en qualité de classe de 1907 sous le numéro de matricule 56 dans le 44ème Bataillon de Chasseurs à pied. Il meurt pour la France, disparu le 2 avril 1916 dans le Bois de la caillette dans la Meuse. Son acte est transcrit à Turny le 17 mars 1921.


Registre matricule de Auguste TARDY

THIERRY Flavien
Camille Flavien THIERRY est né le 30 juillet 1882 à Turny. Cultivateur, il est le fils de Séverin Isidore THIERRY et Marie Rosalie COURTIN, habitant à Turny, Hameau du Fays. Il est incorporé par le bureau de Sens, classe 1902, dans le 289ème régiment d'infanterie, matricule 609. Il est décédé des suites de maladie contractée en service, à l'hôpital de Clermont Ferrand dans le Puy de Dôme. Son acte de décés a été transcrit à Turny le 28 février 1917.
Registre matricule de Flavien THIERRY ( Archives départementales de l'Yonne)

TRIBAUDAUT Julien
Julien Marcel TRIBAUDAUT est né à Turny le 25 janvier 1882. Ses parents sont Sosthène TRIBAUDAUT et Basiline Marguerite MARTIN. De la classe 1902, il est affecté, par le bureau de recrutement de Sens,  au 89ème régiment d'infanterie, affecté au 5ème CA Pellé 10ème DI,  sous le matricule 580. Il a les cheveux châtains clairs, les yeux gris et mesure 1,72 m. Il est nommé Caporal le 27 juillet 1915.  Il est tué sur le Champ de bataille de l'Aisne au sud de Juvincourt le 5 décembre 1917, sur le Chemin des Dames. Il est inhumé au cimetière du Bois Marteau de la commune de Pontavert, le 6 décembre 1917. Un secours de 150 francs est versé à son épouse le 4 février 1918. L'acte de décès est transcrit le 3 février 1918 à Saint Florentin.

VIAULT Maurice
Maurice Emile VIAULT est né à Turny le 30 juillet 1889. Il est cultivateur, fils de Valentin Emile VIAULT et Mélina CHARLOIS habitant à Turny. Il mesure 1,74 m, a les yeux bleu clair et les cheveux châtains. De la classe 1909, il a été incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 89ème Régiment d'Infanterie en qualité de soldat de 2ème classe, matricule 518. Il est blessé le 16 avril 1917 au bois Beau Marais, avec une fracture compliquée à la cuisse gauche par balle.  Il est décédé des suites de ses blessures de guerre à l'Hôpital temporaire 38 à Solesmes dans la Sarthe le 9 mai 1917.
Registre matricule de Maurice VIAULT (Archives départementales de l'Yonne)


VILLAIN Irénée
non retrouvé


Il serait intéressant de retrouver les photos de ces jeunes Poilus afin de compléter cette évocation.






mercredi 1 janvier 2014

A la recherche des anciennes enseignes



Au cours de mes recherches généalogiques, je traverse les villages où ont vécu mes ancêtres. J'aperçois alors, au hasard de mes visites, des traces du passé. 

Les enseignes et publicités

Mon oeil est accroché par les anciennes publicités ou enseignes qui restent accrochées aux murs des maisons. Elles ne sont plus d'actualité, sont abandonnées mais continuent à délivrer leur message vieillot. 

Métal, Plastique, Peinture

En métal, peintes sur les murs, en plastique, ces publicités me font revivre les heures de gloire d'un commerce ou d'un artisanat d'une autre époque. Avant qu'elles ne soient définitivement effacées et détruites, j'ai souhaité saisir et partager ces débuts chevrotants de la communication commerciale. 

A vos appareils photos

Vous pouvez m'aider à compléter ce parcours en m'envoyant vos photos et en indiquant le lieu de la découverte. Soyez attentifs !


Premières photos de mes découvertes


Publicité SINGER - Vaudevanne - Yonne

Publicité YACCO - Arces Dilo - Yonne

Publicité l'Yonne Républicaine - Arces Dilo - Yonne

Enseigne Tabac - Cerisiers - Yonne

Enseigne POLISSET et Publicité Lubrifiants HAFA - Arces Dilo - Arces

Publicité BUTAGAZ - Turny le Fays - Yonne

Café Hôtel CHEVAL BLANC  - Cerisiers - Yonne