lundi 2 juin 2014

A comme Anna


Anna, un si joli prénom

#Challenge Généalogique AZ

Première lettre de l’alphabet A. 
Je pense à Anna. 
Anna Lajeat, mon arrière grand-mère, est née le 22 janvier 1896.

Acte de naissance de Anna Lajeat en 1896 à Bourganeuf en Creuse (état civil de la Creuse)


Son père est Félix Lajeat, 33 ans, cultivateur. 
Sa mère est Marie Beauregard, 23 ans. 
               
La famille demeure au Mas la Fille, près de Bourganeuf en Creuse dans le Limousin. 

Elle décède le  3 mars 1964 à Bourganeuf 23.
J’ai 8 ans.  

Je la retrouve dans mon deuxième prénom Annette. Je l'ai tant détesté ce deuxième prénom !

J’ai peu connu cette petite dame de caractère.

Pourtant je me souviens bien, petite fille, de cette descente à pied le long du chemin de la "Voie dieu", à ses côtés pour nous rendre à pied à la foire de Bourganeuf, dans la creuse.

Elle marche d’un bon pas, vêtue de noir. 

Elle est souvent surprise en train de tricoter en marchant, pour ne pas perdre une minute d’activité.  

Anna Lajeat tricotte en marchant (archives personnelles)


Arrivée devant les chalands, elle s’anime. 

Elle discute avec les commerçants, en patois limousin le plus souvent, négocie, choisit de la laine, et remplit son cabas.

Je suis si fière d’être à ses côtés. Elle me présente à tous. J'ai l'impression de vivre un moment hors du temps. Ce souvenir est gravé dans ma mémoire.
                         
Elle termine ses jours. dans son lit en bois, située au premier étage de son habitation.  C'est une partie de la petite ferme qu'elle a transmise à mes grands-parents. 

Jusqu’au bout, j'ai gardé pour elle une grosse affection. Cela ne s’explique pas. 

Merci au ChallengeAZ de m’amener à penser à elle et de la sortir de l’ombre.






dimanche 1 juin 2014

L comme Légion d'honneur ou Léonore


#Challenge AZ


Il existe un site très utile pour les généalogistes dont les ancêtres ont eu une carrière militaire.

C'est la base Léonore, qui recense les décorés de la Légion d'Honneur, site accessible sur internet : http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/recherche.htm

On a accès aux patronymes de tous les "Légionnaires" classés par ordre alphabétique.

La famille MADELIN, présente dans mon arbre généalogique, compte de nombreux militaires.

Je choisis donc ce patronyme.





Je clique sur Bernard Marie Pierre Madelin, né à Paris en 1897, qui apparait sur ma base Hérédis. 

Et j'accède à tout son dossier. 19 pages numérisées.   La reproduction, en vue d'un usage privé, des images et des notices de la base Léonore est autorisée. 

La première page est la récapitulatif de ses nominations comme Chevalier de la Légion d'honneur le 24/12/1934 comme Lieutenant breveté de cavalerie, puis comme Officier le 21 février 1944 comme Chef d'escadrons de cavalerie.






En page 7, je retrouve un extrait d'acte de naissance de Bernard MADELIN


En page 11, on retrouve les états de services de Bernard


Grace à cette base très bien faite et à jour, j'ai pu accéder à de nombreux documents bien utiles pour un généalogiste. N'hésitez pas à l'utiliser. 

Quelques "Légionnaires" de mon arbre généalogique 
1838 : Louis Marie François Desales DESNOYERS (Côte LH/753/87)
1896 :  Eugène COLIN (Côte LH/563/83)
1917 :  Charles Eugène TEILLAS (Côte LH/2573/82)
1930 :  Piere COLIN (Côte 19800035/102/12867)
1929 :  Jean Marie René MADELIN (Côte LH/1682/50)
1932 :  Bernard Marie Pierre MADELIN (Côte 19800035/445/59599)



lundi 26 mai 2014

Histoire du Monument aux Morts de Chailley


Histoire de la construction
du Monument aux Morts de la commune de Chailley dans l'Yonne

 
Monuments aux morts Chailley 2014

Toutes les nations qui ont participé à la Grande Guerre ont éprouvé le même désir de fixer dans la pierre et le bronze le souvenir de ce conflit. Chaque commune, ou presque, veut avoir le sien.

Jusqu’ici, les monuments étaient érigés à la gloire des princes, des puissants, des chefs de guerre. Pour la première fois, on voit apparaître, au centre de l’espace public, des monuments élevés pour rendre hommage à de simples soldats, à des hommes dont, jusque-là, on faisait peu de cas dans les guerres et les batailles.

Bon nombre de communes rurales ne possédaient jusque-là d’autre monument que leur église.

Les monuments aux morts sont, pour la plupart des communes rurales, le premier monument digne de ce nom qui soit érigé par tous et pour tous.

33 Poilus Morts pour la France


Chailley, qui a perdu 33 hommes dans les combats de la guerre de 14/18, souhaite rendre hommage à ses Morts pour la France. Les registres municipaux  permettent de retracer l’historique de la construction du Monument aux morts de la Commune, érigé sur la place de la Mairie. Seront ajoutés les noms des Morts pendant la Guerre de 39/45.

 La plaque commémorative en 1918


Dans sa délibération 13 septembre 1918 approuvée par le Préfet de l’Yonne, le Conseil municipal de Chailley dirigé par M. le Maire BRUNAT vote la création d’une plaque commémorative destinée aux Morts pour la France. Elle sera réalisée par M. PLANSON, Marbrier à Saint Florentin. Le modèle est une plaque de marbre blanc ornée d’une palme de bronze et d’une croix de guerre.

Les noms et  prénoms de nos glorieux morts y seront gravés en lettres dorées en suivant l’ordre alphabétique. Le prix de revient posé est de 500 francs et le travail livré le 20 octobre 1919.

Cette plaque est installée dans le hall de la Mairie de Chailley.


La loi du 25 octobre 1919


S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée.

Un comité local pour l'érection d'un Monuments aux morts


Le 14 septembre 1919, le Maire rend compte qu’un comité local s’est constitué pour l’érection d’un Monument aux enfants  de Chailley morts pour la France. Le conseil est désireux de rendre hommage à ceux qui sont tombés en combattant pour la victoire du droit et de la liberté. Le conseil sollicite M le Préfet de bien vouloir faire les démarches pour provoquer le décret autorisant l’érection d’un monument sur une des places de Chailley. Une première subvention de 4500 francs est votée.

L'approbation du Président de la République R. POINCARE


Le 22 novembre 1919, le Maire porte à la connaissance du Conseil que par décret du 10 novembre 1919, M le Président de la République, Raymond POINCARE a  approuvé la délibération du conseil municipal ayant décidé l’érection du Monument aux Morts.

Nomination d'une commission communale chargée du Monument


Le 3 avril 1920, le conseil municipal nomme une commission chargée de l’érection du Monuments au morts composée de Gustave BRUNAT, Maire, de Gustave MOREAU adjoint, de Cléophas GARNIER, Félix COMPAGNON, Jean TROMPAT, Paul DELAGNEAU,  Paul DUPRESSOIR, Alphonse BRUNAT, conseillers municipaux.

Rapatriement des corps


Le 14 novembre 1920, le conseil municipal décide de prendre à ses frais le transport à Chailley des corps  de militaires morts pour la France et ramenés au pays. Ce transport sera effectué d’après le tarif accordé au conducteur du corbillard. Un crédit de 100 francs est voté.
Le conseil décide d’affecter, à la sépulture des morts pour la France dont les parents habitent Chailley, des concessions perpétuelles dans le cimetière de la commune appelé Carré des enfants.

Choix de l'emplacement du Monument


Le 26 novembre 1922, le conseil municipal décide de réserver deux emplacements pour l’érection du monument aux morts :
1  la place des bâtiments Mollevaux
2. le mail situé sur la route le long des murs des jardins Rousseau et Raoul.
Le conseil, soucieux de concilier de toutes les opinions décide de consulter par un vote des familles des morts pour la France.

Le 17 décembre 1922, le vote a lieu et est dépouillé. Il y a 23 votants. Les résultats donnent  15 voix pour le mail, 7 pour place de bâtiments Mollevaux et 1 nul.

Le 19 février 1923, le conseil décide de confier à M HODRY, Architecte,  l’exécution du monument aux morts pour la France. Il est invité à présenter un avant projet avec des croquis au conseil municipal.

Le 21 mars 1923, le Maire expose les raisons qui le font écarter le mail pour l’installation du Monuments.  A cet endroit, selon l’architecte, le monument ne bénéficiera d’aucune perspective. L’endroit le plus qualifié serait la place de la Halle.
Il propose de transporter la Halle sur le terrain des bâtiments Molleveaux et d’ériger le Monument à l ‘emplacement de la Halle. Le conseil se range à cet avis étant entendu que la Halle sera édifiée de la même manière qu’elle est actuellement.
M HODRY soumet au conseil  plusieurs modèle de monuments et le conseil fixe son choix sur une pyramide surmontée d’une stèle en granit des Vosges polie sur les 4 faces. La hauteur du monument sera de 4,50 m et entouré d’une grille, dont la réalisation est confiée à M Fernand DANTON habitant la commune pour un montant de 3000 francs. Le devis est de 20500 francs monument posé.
 
L'ancienne Halle de Chailley

Le 3 juin 1924, le conseil municipal décide d’abandonner le projet de déplacement de la Halle et décide de la vendre sur îed avec un délai d’enlèvement de 15 jours après adjudication. La halle sera vendue en morceaux, tuiles, bois, aux acheteurs.

Le conseil municipal décide de construire une halle neuve sur l’emplacement des bâtiments mollevaux confiée à M MILLET, Charpentier à Chailley d’une taille de 8 m de large pour une somme de 9600 francs.

Dans le budget additionnel de 1924, il est inscrit la vente de la halle pour 2000 francs.

Un don remarquable


Le 12 octobre 1924, M BRUNAT, Maire, n’ayant pas de descendants, fait don à la commune de sa rente perpétuelle de 25 francs pour invalidité, contractée au service commandé dans les tranchées pendant la dernière guerre, à condition que celle-ci serve exclusivement à l’entretien du monument élevé à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France.

La palme du Monument


Le 9 avril 1925, les démobilisés offrent leur concours financier pour apposer une palme sur le monuments aux morts qui est la reproduction de la palme offerte par la ville de Paris et déposée à l’Arc de Triomphe. Elle portera en relief l’inscription « les démobilisés de Chailley ». Le coût est de 1200 francs.

Inauguration en 1926


Le 4 juillet 1926, Le maire propose l’inauguration officielle du Monuments aux morts. Les membres s’expriment leur admiration et leur reconnaissance aux héros de la grande guerre.

Monument aux morts de Chailley

Depuis 1926, le Monument aux Morts de Chailley est installé au centre du village. Le monument aux morts est un bien communal et relève de la compétence de la municipalité.


Devoir de mémoire et cérémonies commémoratives


La fonction de cet édifice est de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus vivre dans la cité, faisant ainsi participer la commune au travail de deuil des familles. Graver les noms des morts revient à donner à ceux-ci un peu de cette gloire dont sont  parés ceux qui se sont sacrifiés pour la France. Le Monuments aux morts a vu s’ajouter les noms des enfants de Chailley Morts pour la France dans les autres conflits.

La journée du 11 novembre a été instituée par la loi du 24 octobre 1922 comme « journée nationale pour la commémoration de la victoire et la paix ». Jour d'hommage et de recueillement, elle donne lieu chaque année à des cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts des communes de France.

La loi du 28 février 2012 élargit la portée à l'ensemble des morts pour la France. C'est donc la reconnaissance du pays tout entier à l'égard de l'ensemble des Morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre qui s'exprime aujourd'hui, particulièrement envers les derniers d'entre eux, notamment en opérations extérieures. 





Sources
Registres des conseils municipaux de 1918 à 1930 (Mairie de Chailley)
Photos personnelles
Cartes postales anciennes (collection personnelle)

mardi 13 mai 2014

B comme Berty Paul , Mort pour la France en 1914



#ChallengeAZ 2014


Un soldat dans la Grande Guerre


(1885-1914)





Paul Albéric BERTY est mort pour la France le 28 septembre 1914 à Capy dans la Somme, tué à l'ennemi. Son nom figure sur le monument aux morts de Chailley, village de l'Yonne (89).






Paul Albéric BERTY est né à Chailley le 9 juin 1885.

Famille


Il est le fils de Joseph Edme Louis BERTY, 39 ans, Meunier et de Stéphanie Eugénie DUTERTRE, 32 ans, demeurant à Chailley.

Extrait acte de naissance


Date incorporation


Suite à la mobilisation du 2 août 1914, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens, membre de la classe 1905.


Régiment d’incorporation


Il est affecté au  4ème Bataillon de Chasseurs, en qualité de Soldat de 2ème classe et le numéro de matricule 613.


Acte de décès


Son acte de décès est transcrit à Chailley le 13 septembre 1917.

Fiche Matricule