Affichage des articles dont le libellé est geneaologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est geneaologie. Afficher tous les articles

jeudi 4 juin 2015

D comme DELAFON et la saga des baignoires Jacob-Delafon

#ChallengeAZ

Dans ma généalogie familiale, j’ai tapé D. Une liste impressionnante est sortie.  Mais il y en avait au moins un sur lequel je n’avais jamais fait de recherches : c’est Maurice DELAFON, co-fondateur de l’entreprise JACOB-DELAFON,  Maurice est l’oncle de Madeleine Odile Delafon. La saga d’une création d’entreprise et d’un homme  est difficile à raconter. C’est un beau challenge susceptible d’intéresser ses descendants. Je me lance.

Maurice Jean Alfred Delafon est un bel homme, comme en témoigne son portait. 

Maurice Jean Alfred Delafon



Il est né à Paris le 29 décembre 1856 chez ses parents, 21 rue Bouribourg dans le 4ème arrondissement à Paris.  Son père Alfred Emile Jean DELAFON, né à Orléans est négociant horloger et sa mère, Eulalie Linet est née à Paris. Maurice fait ses études au Lycée Charlemagne à Paris et devient bachelier en 1875.

Le 20 octobre 1880, Maurice a 24 ans et son père Jean Émile Alfred crée la société « Thibault, Delafon & Cie », « laquelle aura pour objet, la vente et s'il le faut la fabrication des ciments de toutes espèces et provenances, chaux, plâtres, briques, pierre à bâtir et en général de tous les matériaux employés dans la construction. ».

Cette société a pour actionnaire, outre Jean Émile Alfred Delafon, deux de ses fils Maurice et Philippe et Émile Thibault, négociant quai de Valmy. Les statuts de la société prévoient que les deux fils prendront progressivement des responsabilités et que leur père leur cédera ses parts.

Le 25 juillet 1883, à 26 ans, il épouse Julie, Joseph, dite Hélène Lefèvre, âgée de 22 ans fille d’un marchand de bois. Parmi ses témoins de mariage il est un certain Jules Etienne Aristide JACOB, industriel et frère de celui qui deviendra son futur associé. En 1884, Philippe et son père quittent la société. Maurice reste donc le seul associé d’Émile Thibault.

En 1889, anticipant le développement de l’hygiène et d’hydrothérapie dans les foyers les plus aisés, il s’associe avec Emile Pierre Léon JACOB, le frère de son témoin de mariage, originaire de Saône-et-Loire en Bourgogne qui dirige la Compagnie des Grès Français de Pouilly sur Saône. Cette société a pour objet la fabrication et le commerce des produits céramiques en grès vernissé et émaillé qui sont livrés par bateaux dans un entrepôt quai de la Rapée que dirige Maurice Delafon. 


Une baignoire Jacob-Delafon en 1900


Les deux entrepreneurs anticipent la nouvelle tendance hygiéniste de la Belle Epoque, qui exige que les foyers soient équipés de sanitaires. La Société en commandite par actions Jacob, Delafon et Cie fabricant de baignoires qui a pris  la suite de la société E. Jacob et Cie débute la fabrication de baignoires en grès émaillé s’écoulent rapidement dans toute la France.







Le succès oblige à de nouveaux efforts pour compléter l'outillage des usines, aborder de nouvelles fabrications et créer, en un mot, une puissante société capable de lutter contre les entreprises étrangères. Maurice Delafon assume, au siège social, la responsabilité des opérations de gestion et de commerce, ainsi que la direction des ateliers de robinetterie.


Siège social de l'entreprise Jacob-Delafon en 1908 (CPA)



La croissance de l’entreprise amène Jacob et Delafon à construire une nouvelle usine à Damparis (Jura) pour fabriquer les produits dans une nouvelle matière, plus résistante et esthétique, le granit-porcelaine. En effet ce secteur possède une matière unique, le marbre de Belvoye, un calcaire graveleux à mollusques de couleur beige rosé. Cette innovation va offrir à l’entreprise une renommée internationale. La consécration arrive à l'Exposition Universelle de Paris de 1900, lorsque Jacob et Delafon obtinrent un Grand Prix et trois Médailles d'Or en récompense de leurs efforts pour avoir fait émerger une industrie française du sanitaire.

Publicité Jacob-Delafon 



Maurice Delafon va occuper de nombreuses fonctions qui lui valent d'être nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (décret du 7 juillet 1896), puis d'être promu Officier de la Légion d'Honneur sur la proposition du Ministre de l'Hygiène (décret du 30 novembre 1923) pour avoir été le "Créateur et promoteur de l'industrie sanitaire française" et avoir "pris une part très importante à l'exposition internationale d'Hygiène de Strasbourg de 1923".

Il décède le 19 janvier 1933 à 76 ans et est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris. 

En 1938, l'entreprise Jacob, Delafon et Cie est fusionnée avec la Société générale de fonderie. Cette fusion lui permettra d’avoir de nouveaux capitaux et poursuivre son développement. En 1986 l’entreprise est rachetée par le groupe Kohler, leader sur le marché du sanitaire aux USA. Depuis Jacob-Delafon reste une marque phare du groupe et redevenue incontournable sur le marché européen. Son siège social est à Saint-Denis.




Logo actuel de Jacob Delafon 2015








lundi 30 mars 2015

Mon activité scolaire dans la revue française de généalogie




Voici l'article rédigé par Sophie BOUDAREL, généalogiste professionnelle sur les activités de généalogie en milieu scolaire.

Il est publié dans la revue française de généalogie d'avril 2015 et met bien en valeur l'atelier que j'ai animé auprès de 15 enfants du village de Turny dans l'Yonne, de CE1 au CM2.

Cet atelier intitulé "le petit généalogiste" a pris place dans les activités mises en place par la Municipalité dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires.

Cet article fait suite à la visite que Sophie a faite dans un des ateliers du jeudi après-midi. 

En espérant que nos expériences inspireront d'autres initiatives.


















mercredi 18 mars 2015

Bernard GOUDON, un généalogiste humaniste

La première conférence sur le thème "Découvrir la généalogie" s'est déroulée samedi 14 mars dans la commune de Turny, village de l'Yonne, à l'initiative du Cercle généalogique de Turny.




Affiche Conférence

Conférence du 14 mars 2015 : "Découvrir la généalogie"


Conférence à Turny DECOUVRIR LA GENEALOGIE



25 personnes intéressées ont passé plus de 2 heures, à écouter, échanger, poser des questions, se passionner pour la généalogie.

Bernard GOUDON, Président de l'Association "Bellechaume, son patrimoine, son histoire" a démarré la généalogie depuis quelques années, à sa retraite en partant de sa fille. Il a ainsi réuni plus de 52 000 noms, recensés des milliers d'actes d'état civil, vérifié, recoupé. Il s'est lancé sans hésiter dans l'informatique : Hérédis et Généanet.

Généanet : un espace d'échanges et de rencontres

Sur GENEANET, sous le pseudo bgoudon, il partage ses recherches, toujours sourcées, et a  même réussi à injecter des photos de famille.

GENEANET bgoudon

Avec Bernard, nous nous sommes rencontrés via généanet. Je l'ai contacté par mail car j'avais une épine généalogique sur le patronyme GODARD, de ma branche maternelle. Il avait aussi recensé des godard dans sa famille mais ils ne provenaient du même village, même si ce n'était qu'à quelques kilomètres de distance.

Il m'a fait découvrir les liens qui unissaient mes Godard et ses Godard et avons donc eu la joie de constater que nous étions cousins généalogiques.

Une belle surprise que la découverte de ce lointain cousin. Nous avions la même passion et il allait me donner plein de conseils sur la méthode, moi qui commençait tout juste ma propre généalogie.

Et c'est ainsi que de réunions, rencontres, conférences, rendez-vous, nous nous sommes connus et avons poursuivi nos échanges sur la généalogie et la vie de nos ancêtres.

Montrer "la manière de faire" de la généalogie

Aujourd'hui, à Turny, Bernard a préparé avec l'aide de la mairie et de l'association généalogique de Turny, un écran qui captive les participants. Il montre et commente ses recherches, présente le logiciel Hérédis. Mais aussi il indique la "manière de faire" pour aller chercher un acte via les archives numérisées départementales de l'Yonne si bien renseignées et accessibles de chez soi.

Bernard GOUDON

Il explique comment chacun peut se créer un compte généanet gratuitement, l'interêt du partage, des échanges avec les autres apprentis généalogistes.

Souvenir des anciennes familles de Turny

Puis, il aborde ses recherches sur les patronymes de Turny, les Besançon, les Corgeron, les Thierry, les Goulvin...tous présents aussi dans sa propre généalogie. Certains descendants sont dans la salle. Ils participent activement, des rendez vous sont programmés. Chacun a un morceau d'histoire familiale chez soi. Ils ne l'ont jamais vraiment montré ni partagé. Là ils veulent tout dire, parler, montrer. Ils se rendent compte qu'ils possèdent chez eux des richesses oubliées parfois mais si intéressantes pour les générations actuelles et futures.


Mariage de Jules GOULVIN et Hortense GOBRY à Turny - le Fays en 1900


D'autres quittent la réunion en se promettant de se lancer dans leurs propres recherches et viendront nous demander en cas de besoin des conseils.


Bilan de l'initiative 

Une bien belle réunion-rencontre qui montre l'engouement du moindre village pour la généalogie et l'histoire locale.

Elle va se poursuivre par une recherche et une publication du Cercle généalogique de Turny sur les habitants, les métiers, les habitats des familles du Fays au début du siècle. Généalogie, histoire, mémoire... un joli mélange pour faire revivre et évoquer nos ancêtres. Les nôtres mais aussi et surtout tous ces anciens qui nous ont précédé dans la vie et qui ont travaillé, souffert, eu des joies, se sont mariés, ont eu des enfants, bref ont eu une vie si différente et si proche de la nôtre.

La généalogie : une leçon d'humanité

Une famille de Turny devant sa maison au début du 20ème siècle

Nous ne les avons pas forcément connus mais ils sont nos frères et nos soeurs en humanité. Ils revivent lorsque nous évoquons leur souvenir. Une photo, un document émerge de nos greniers. Et c'est parti pour qu'ils redeviennent un peu vivants et qu'on éprouve une certaine tendresse pour eux.

Et c'est bien en toute humanité que nous avons réunis ces participants à cette réunion, dont certains se sont découverts grâce à Bernard Goudon, cousins et unis quelque part.

Merci à Bernard, mon cousin, pour ses connaissances et son humilité. Il partage ses connaissances et ses recherches avec tous. A chaque fois,  grâce à lui c'est une vraie leçon de généalogie. Une vraie leçon de partage. Une vraie leçon d'humanité.


à lire : ARTICLE L'YONNE REPUBLICAINE






jeudi 12 mars 2015

1ère conférence "découvrir la généalogie" à Turny dans l'Yonne


Je me présente : je suis Véronique Battut, Présidente de la toute nouvelle association « cercle généalogique de Turny » crée en juillet 2014 avec l’objectif de favoriser les recherches et les études généalogiques sur Turny ou des habitants de Turny quelque soient leurs origines. C’est un cercle d’entraide et de conseil qui travaille autour de projets comme :

  • -       la mise en valeur des poilus de Turny morts pour la France, dans le cadre du centenaire de la guerre de 14/18 avec une brochure et une exposition en mai lors de la fête patronale
  • -       une monographie sur l’histoire du hameau du Fays qui sera terminée en mai 2015 avec l’aide d’habitants
  • -       un atelier pour les enfants de 7 semaines qui a accueilli 15 enfants dans le cadre des NAP et des rythmes scolaires, tous les jeudis de janvier et février



Affiche Conférence généalogie à Turny




J'ai invité un intervenant qualifié : 

Bernard GOUDON, généalogiste amateur et néanmoins très qualifié qui a entrepris sa généalogie familiale à partir des communes de Bellechaume et Champlost et qui a déjà référencé 51 000 noms ! Travail énorme d’un passionné et qui est aussi mon cousin que j’ai retrouvé à travers mes modestes recherches généalogiques.


Alors, qu’est ce que la généalogie ?


La généalogie selon le Larousse a pour objet la recherche et l’origine de la composition des familles.


Une enquête commandée par un site de généalogie en France (généalogie.com) et publiée le 6 mars 2015, montre que  61 % des Français font des recherches sur leur histoire familiale ce qui confirme l'engouement de nos contemporains pour leur généalogie.

Et cet intérêt n'est pas réservé aux plus anciens :

Selon ce même sondage, "les jeunes sont principalement concernés, puisque 65 % des moins de 35 ans ont déjà fait des recherches de ce type", mêmes si leurs objectifs ne sont pas forcément les mêmes.

Cette génération cherche davantage à "retrouver des parents ou des cousins éloignés pour nouer des contacts [...] là où les autres tranches d'âge veulent, avant tout mieux connaître leurs ancêtres".

Internet joue un rôle majeur dans cette évolution.

Malgré cet intérêt, 4 Français sur 10 voient la généalogie comme réservée à des spécialistes en raison de l’ampleur de la tâche, la difficulté d’accès aux documents et le manque de temps.


Pendant cette conférence, Bernard GOUDON va expliquer de quels outils concrets chacun peut disposer pour lancer ou compléter  ses propres recherches généalogiques.

Il va   présenter ses propres recherches sur les familles de Turny et il répondra à-aux questions du public. 

A la suite de cette conférence, je ne doute pas que la plupart d’entre vous auront envie de devenir des petits ou grands généalogistes !!


Article Yonne Républicaine 10 mars 2015