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jeudi 29 septembre 2016

Manège de Chailley dans l'Yonne : l'histoire vraie

La naissance du manège en 1964



Le manège de Chailley en 1970 

C'est Monsieur Plançon, instituteur de la commune de Chailley, qui a eu l'idée, en 1964,  de construire un manège pour la kermesse des écoles. Des parents d'élèves ont pris modèle sur un manège de chevaux de bois lors de la fête patronale de Chailley, la saint-Jacques. 

C'est à partir de ce moment-là, que dans l'atelier de Jean Richemont, serrurier à Chailley, l'aventure a commencé ! Ce dernier a construit l'ossature métallique.

Jacques Renuzeau, menuisier au hameau du Vaudevanne, a travaillé la partie bois.

Albert Barillon et son fils Charles, mécaniciens, et fondateurs du garage Barillon dans la commune, se chargent de la partie mécanique.

Le frère de Charles, Michel Barillon, a trouvé à l'usine Peugeot de Sochaux où il travaille, le pont d'une 5 CV qui fait tourner le plateau du manège, grâce à un moteur électrique dont tout le monde a oublié la provenance.

René Châtel, peintre au village, a donné des couleurs au manège. 

Gabriel Compagnon, tapissier, a confectionné la belle bâche orange.

La fabrication a duré presque une année, en dehors des heures de travail. Mais quand on aime ce qu'on fait, on ne compte pas ! C'était aussi l'occasion pour tous les professionnels du village de donner de leur temps et de leurs compétences pour la joie des enfants.

Le manège est prêt en temps voulu. Il sera inauguré lors de la kermesse du dimanche de Pentecôte de 1965. J'avais alors 9 ans.

Les enfants étaient enchantés. 
Jean Richemont se souvient : "Notre manège ressemblait tout à fait à un vrai ! La recette a été de vingt mille francs la première année de son fonctionnement et il n'avait rien coûté "

Souvenirs du vieux manège

Souvenirs de Véronique Battut, enfant de 9 ans à l'époque 

J'ai des souvenirs de petite fille des années soixante. J'ai 9 ans lorsque j'ai connu ce manège magnifique. Je n'habitait pas Chailley mais je venais régulièrement en vacances chez mes grands-parents Marcel et Germaine Bourgoin. A la kermesse, tout le monde se précipitait : les enfants, les institues ou institutrices, les parents, les plus âgés.. Tout le monde sortait. La veille, la place de la mairie se remplissait de tous les organisateurs bénévoles. Les hommes montaient des stands en bois recouverts d'une bâche sur le mail, en face de la Mairie.  Chaque stand abritait un jeu : le chamboule-tout avec des boites de conserves, le casse-assiettes avec une balle en tissu lestée, le jeu d'adresse avec une tige de bois lestée d'un fil et d'un anneau de rideau visant à placer l'anneau sur le goulot d'une bouteille placée au fond du stand, la carabine à fléchettes, le labyrinthe avec un cochon d'inde , la pêche à la ligne préparée et animée par ma tante Nicole Frochot....

Et puis, il y avait le beau manège, le clou de la fête des écoles. Il me paraissait grand. Les enfants se ruaient pour y monter chacun leur tour. On prenait un ticket à la caisse tenue par un parent d'élève, on donnait son ticket et on pouvait s'installer. Moi, j'adorais la voiture rouge à pédales, ma cousine Annick préférait le canard jaune à bascule.


L'ancienne voiture à pédales du manège

Il y avait de la musique bien sût et surtout le gros POMPON. Si on l'attrapait, on gagnait un tour gratuit. Il y avait toujours des enfants plus rapides que moi pour l'attraper avec de grands cris.
Tout le monde adorait ce manège et on voulait y rester. Mais il fallait sa place aux autres.
Mon grand-père, Marcel Bourgoin, Maire de Chailley était ravi de rassembler toute la jeunesse de sa commune et des alentours. Ma grand-mère Germaine, avait confectionné toutes les enveloppes de la loterie et rassemblé les lots dans la salle de classe du rez-de-chaussée. Un paquet de 10 enveloppes vendu, donnait droit à des lots de toute sorte que remettait ma grand-mère aux gagnants, accompagnée par d'autres bénévoles. 

Souvenirs de Danièle Barillon,  jeune maman

Danièle, s'occupait de la caisse du manège. Elle se souvient que les mamans venaient chercher les tickets. Elle faisait descendre ou monter le Pompon. Elle surveillait les enfants pour qu'ils ne descendent pas du manège en marche. Ca tournait, ça tournait ... Et tout le monde était heureux. Le manège ne désemplissait pas, on devait même faire la queue. Chailley était le seul village de l'Yonne a posséder son propre manège. 

Le manège endormi

Depuis 2012, le manège trop âgé ne tournait plus. Il dormait dans un hangar. Plus aux normes actuelles, il était devenu dangereux. Pourtant personne n'avait osé jeter ses pièces et éléments.

La renaissance du manège

C'est alors que des anciens élèves, Vincent Fouquier et Benoit Rétif, petits-enfants de Jean Richemond lancèrent l'idée de redonner vie à ce manège. Christophe Fernandes, Pierre Purson et Sébastien Lubin les ont rejoints pour tenter de redonner vie à ce manège qui fait partie de l'histoire du village.

Mais avant de les restaurer, il fallait savoir ce qui n'était plus aux normes. Il fallu donc remonter le manège dans le hangar de Jean et Christine. Puis, Kamel Talahoui, un ami de Vincent, Pierre et Sébastien, qui travaille dans la société Véritech, a fait le diagnostic : la partie électrique était défectueuse. La mairie de Chailley, sous l'égide de son Maire Gérard Bourgoin, donne son accord pour aider à cette restauration. Hervé Cyganko, adjoint au Maire se charge de coordonner les travaux. En tout une vingtaine de bénévoles décident de réanimer le manège, dont Laurent Bourgoin, électricien, Joël Piat, Ramuel Packo, Yvan Magnani.

C'est avec émotion que Jean Richemont s'est chargé de la partie métallique comme il y a cinquante ans. Il a réparé une petite voiture bleue qu'il a repeinte de le même couleur.

Pierre Jaurey, autrefois menuisier chez M. Renuzeau a réparé la partie en bois.

Christophe Fernandes a fourni gracieusement un tableau électrique aux normes de sécurité actuelles.

Stéphane et Magalie Duballe, Jean et Christine Chollet ont émis le manège en valeur en le repeignant. Jean a même mis au point un plan de montage du manège pour que la transmission soit assurée. 

Inauguration du manège rénové, le dimanche 25 juin 2015

Inauguration du manège en 2015 en présence de M Cyganko, Jean Richemond et Yvan Magnani


Le dimanche 25 juin 2015, une quinzaine de personnes se sont donné rendez-vous sur la place de la Mairie pour le montage du manège. L'ambiance est chaleureuse autour du café et des croissants par notre parent d'élève boulanger.

Certains n'avaient jamais vu le manège. Ils ne savait que faire de toutes ces pièces du puzzle entassés sur la place. Heureusement, Jean Richemond, aidé de Jean-Marie Chaussin, un ancien parent d'élève, mécanicien, connaissait bien le manège pour l'avoir monté pendant 18 ans. Nos experts ont guidé la manoeuvre et peu à peu le manège tant attendu a repris forme.

L'après-midi, l'ambiance est joyeuse à la kermesse. les enfants heureux de découvrir ou redécouvrir le manège. Certains se chamaillent déjà pour savoir qui va monter dans la petite voiture rouge. D'autres trépignent pour ne pas descendre du manège. Et lorsque le fameux Pompon se  balance à nouveau au dessus des enfants, tous s'agitent, se lèvent, crient pour l'attraper. Comme il y a un demi-siècle ... Quel succès cette kermesse !

Ce texte est librement interprété à partir du travail des élèves de moyenne et grande section de maternelle et ceux de Cm2 animé par leurs enseignants dont Yvan Magnani, directeur de l'école. Mme Lorrot a aidé les enfants pour la mise en écriture d'un livret disponible à l'école de Chailley.

Véronique BATTUT






mercredi 24 juin 2015

Raoul DUBOIS, Maire de Turny dans l'Yonne de 1945 à 1983

# challenge AZ...lettre R

Raoul DUBOIS était un contemporain de mon grand-père Marcel BOURGOIN, né la même année 1905 et un ami. L’un et l’autre furent Maires  de leurs communes respectives et voisines. Turny et Chailley dans l’Yonne. Je souhaite évoquer cette personnalité locale qui a eu un parcours original et intéressant, au service de la collectivité.



Raoul DUBOIS, Maire de Turny-89

Né à Turny dans l’Yonne en 1905

Raoul Bernard DUBOIS est né le 18 octobre 1905 au hameau de l’Hôpital, commune de Turny 89570.


Acte de naissance de Raoul DUBOIS 1905


Son père est Léopold Eugène DUBOIS, né le 23 décembre 1868 à Turny de Florentin DUBOIS, jardinier dans la même commune et de Henriette Elise BOURBON, âgée de 26 ans à sa naissance.




Acte de naissance de Léopold DUBOIS 1868



Acte de mariage des parents de Raoul DUBOIS à Turny


Raoul DUBOIS suit sa scolarité à l’école primaire de Turny et obtient son Certificat d’études primaires. Il effectue son service militaire au 89ème Régiment d’Infanterie. A son retour il exploite comme agriculteur sa ferme de 40 hectares dans son hameau de naissance.  Il se marie le 6 avril 1929 à Bouilly (Yonne) avec Yvonne Marthe DELETTRE. Son mariage est dissous le  01 juin 1961. Il se marie en deuxième noces le 21 décembre 1963 à Turny avec Geneviève Edeline Marie GIBASSIER à Turny. Raoul DUBOIS est inscrit comme Libre-penseur ce qui ne l’empêche de se marier en première noces à l’église. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mobilisé au 289ème régiment d’infanterie. Je n'ai pas d'information sur la date de son retour des combats.

Résistant dans le maquis de Libération-Nord

Connu avant 1939 comme sympathisant communiste, Raoul DUBOIS intègre sous l’occupation le Maquis de résistance de Libération-Nord. Il est cité dans la liste des membres de la Libération-Nord diffusée par le musée de la Résistance. Il est considéré comme un résistant actif. Il a participé à des parachutages, des transports d’armes, fit des liaisons et hébergea des maquisards.

Président du Comité local de Libération de Turny en 1944

C’est à ce titre qu’il est Président du Comité local de Libération de Turny. Les Comités départementaux de la libération sont créés à l’initiative du Conseil National de la Résistance dans le cadre de l’ordonnance du 21 avril 1944 portant organisation des pouvoirs publics en France à la libération. L'article 19 concerne plus particulièrement les CDL, qui sont chargés, selon les statuts de 1944, des missions suivantes : " action immédiate dans la clandestinité, préparation de l'insurrection, préparation de l'action prochaine et publique dans le cadre du département ". Appuyés sur des comités locaux, ils assurent l'administration civile en attendant la libération du département et le rétablissement des institutions locales et départementales. Vice-président du syndicat agricole local,  il est membre de la Ligue des droits de l'homme. 

Maire de Turny de 1945 à 1983

Aux élections municipales de 1945, il est élu Maire de Turny, à la tête d’une liste « d’Union des Gauches » et est reconduit à ce poste en 1947. Ses mandats se dérouleront de 1945 à 1977, puis de 1979 à 1983.




Raoul DUBOIS en 1965

Conseiller Général du canton de Brienon en 1945

Il se présente aux élections cantonales comme candidat UDSR et au 2ème tour et il est élu Conseiller Général du canton de Brienon. L'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), est une formation politique française de la quatrième République, issue de la Résistance. Elle est fondée le 25 juin 1945 et dont les principales personnalités en ont été Eugène Claudius-Petit, François Mitterrand et René Pleven.

Candidat aux législatives en 1946 et 1951

Il est aussi candidat aux Législatives d’octobre 1945 et juin 1946 sur la liste SFIO en dernière position. La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) est un parti politique socialiste français, qui a existé sous ce nom de 1905 à 1969. En octobre 1948, Raoul DUBOIS rejoint le RPF avec l’ambition selon une note de police « de se présenter au Conseil de la République » (Source Le Maîtron).  Le Rassemblement du peuple français (RPF) est  un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 pour mettre en œuvre son programme politique exposé dans le discours de Bayeux. Durant sa courte existence (1947-1955), le RPF fut l'un des deux principaux mouvements d'opposition à la IVe République (avec le PCF), voulant se situer au-delà du clivage droite/gauche. Le RPF fut le seul mouvement de l'histoire du gaullisme fondé et présidé par Charles de Gaulle et le seul mouvement à réunir tous les gaullistes. Mais la direction du mouvement lui préfère le Maire de Sens Gaston PERROT. 




Gaston PERROT Maire de Sens et Député de l'Yonne


En 1949, le préfet de l’Yonne indique dans une note sur Raoul DUBOIS « Assez populaire dans son canton, grâce à une faconde qui étonne et impressionne ses électeurs paysans. N’a aucune influence au sein du Conseil général où il constitue l’élément divertissant » (source le Maîtron) 

En 1951, Raoul DUBOIS  est candidat en dernière position sur la liste « indépendante » conduite par RENAITOUR, apparentée à la liste SFIO. Il est battu par un socialiste indépendant au renouvellement des élections cantonales d’octobre 1951. Jean-Michel TOURNAIRE, dit Jean-Michel RENAITOUR, né le 31 mars 1896 à Paris et mort le 12 décembre 1986 à Paris, est un homme de lettres, écrivain, et homme politique français


Elections cantonales de Seigneley Yonne en 1973

Député Indépendant de gauche puis de la Gauche indépendante de l'Yonne de 1928 à 1942, il est Maire d'Auxerre de 1929 à 1941. Franc-maçon, Membre de la loge parisienne « Francisco Ferrer » du Grand-Orient de France, il est Conseiller général du canton de Seignelay de 1926 à 1940 puis de 1955 à 1979. En 1965, il est élu conseiller municipal dans deux communes à la fois Seignelay et Sougères-sur-Sinotte.


Président de la société coopérative agricole la Brienonnaise 

Raoul DUBOIS est président du conseil d’administration de la société coopérative agricole « La Brieonnaise », dont le siège social est à Brienon dans l’Yonne en 1951. 

Chevalier des Palmes Académiques en 1966

En 1966, il est fait Chevalier des PalmesAcadémiques après avoir été Délégué départemental de l’Education Nationale. Président de la section cantonale des anciens combattants et victimes de guerre, Président du syndicat intercommunal d'adduction d'eau de 1945 à 1983, il est fait Chevalier du mérite agricole.

La commune de Turny-Chailley de 1974 à 1978

Un projet a uni les deux communes voisines de Turny et de Chailley conduites par deux Maires amis Raoul DUBOIS et Marcel BOURGOIN, mon grand-père. Le gouvernement français, dans une loi du 16 juillet 1971, pour favoriser le regroupement entre les 36 000 communes, décide verser des dotations de fonctionnement à celles qui décident de s'associer ou de fusionner. Ce sont 75 communes dans l'Yonne qui se lancent dans des projets d'association ou de fusion. Dès 1971, dotés d'un esprit visionnaire sur la nécessité des petites communes rurales d'associer leurs compétences (école, transport...), les 2 maires ainsi que celui de Venizy envisagent un regroupement sous forme de Syndicat à vocation multiples (Sivom) qui sera voté à l'unanimité en conseil municipal à Turny et à Chailley  le 15 mai 1971. Venizy décide rapidement de se retirer du projet, non sans avoir demandé expressément le principe de désigner Venizy comme Chef-lieu de la nouvelle commune.  Malgré le retrait de Venizy, le projet avance après de nombreuses tractations. Le 19 mars 1974, le secrétaire général de la Préfecture, en présence du Sénateur GUILLAUMOT,  se rend à Chailley pour présenter le projet finalisé :
- La commune prend le nom de Chailley-Turny
- Le Maire de la nouvelle entité est Marcel BOURGOIN et le Maire délégué Raoul DUBOIS. 
- Le conseil sera composé de 24 membres, 13 pour Chailley et 11 pour Turny. 
- L'association prendra effet le 15 avril 1974. 


Sénateur GUILLAUMOT

Marcel BOURGOIN, Maire de Chailley s'exprime ainsi selon le journal l'Yonne Républicaine :"cette réunion, je le souhaite, va concrétiser une évolution de nos deux communes, soeurs dans un sens, diverses mais complémentaires : Chailley grâce aux emplois et logements qui y sont crées et Turny par sa valeur immobilière vu sa proximité de Saint Florentin."

Marcel BOURGOIN, Maire de Chailley en 1980

Le sénateur félicite les deux communes pour ce "mariage de raison et d'amour" qui aura un grand avenir. Le journal, dans son article signé Jeannette Legras, termine en  notant la satisfaction de l'assemblée. 

A compter de mars 1977, compte tenu de la loi, le nombre des élus passe à 13 élus, répartis proportionnellement au nombre d'électeurs : 6 élus pour Chailley et 7 élus pour Chailley.  Après un début prometteur, les élus de l'opposition municipale de Turny s'organisent et contestent rapidement ce qu'ils prennent comme une hégémonie de la commune de Chailley sur Turny. Claude CHEREST, Yves PESCHEUX et Albert FOURREY, conseillers municipaux écrivent signent et diffusent aux habitants une lettre ronéotypée appelée "Echo de Turny" qui conteste l'action menée par le Maire en place.  Lors de l'élection municipale de mars 1977, trois listes s'affrontent durement. La confrontation entraine le ballotage puis à une courte majorité la perte du mandat de Maire délégué de Raoul DUBOIS pour être remplacé par un opposant au regroupement Maurice PASSERIEUX. C'est alors que l'opération de démantèlement de l'association Chailley-Turny débute. Suite à la décision du conseil municipal du 14 février 1978 sous la présidence de M. Passerieux, il est décidé d'engager un recours au Tribunal administratif pour demander la dissolution de l'association et le retour de Turny à son autonomie. L'arrêté préfectoral du 19 décembre 1978 prononce la séparation des 2 communes associées qui prendra effet le 1er janvier 1979. De nouvelles élections municipales ont lieu en février 1979 et Raoul DUBOIS retrouve son siège avec M. SANTANDREU, premier adjoint. Cette belle idée de coopération entre communes rurales aura duré moins de 5 ans. Elle est revient d'actualité de nos jours avec la création des communautés de communes.


Chevalier de l’ordre national du Mérite en 1980

Le 8 mars 1980,  Raoul DUBOIS est fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite par le préfet DESGRANGE.  L’ordre national du Mérite est un ordre français qui a été institué le  par le général de Gaulle. Il récompense les mérites distingués, militaires (d'active et de réserve) ou civils, rendus à la nation française. 


Médaille de Chevalier de l'Ordre du Mérite

Lorsque lui fut remise la Croix de Chevalier de l'Ordre National du Mérite en 1980, Raoul DUBOIS fait  allusion à ses nombreux mandats électifs en ces termes : « Je pense avoir fait un peu de bien... »


En 1983, il quitte termine son mandat de maire exercé depuis 38 ans et rédige une lettre de remerciements à la population.


Remerciements à la population de Turny par Raoul DUBOIS en 1983


Il décède le 11 décembre 1986 à Turny à l’âge de 81 ans.


Raoul DUBOIS a été un personnalité marquante de la vie locale. Il est le Maire de l'Yonne qui a eu le plus long mandat jusqu'à présent. J'en ai beaucoup entendu parler par mon Grand-père avec lequel il était lié. Né dans une petite commune rurale de l'Yonne, où j'habite, il a eu une vie engagée au service des autres. Nul doute que son souvenir mérite d'être évoqué.




SOURCES
- Archives Nationales, Références : 4AG/69 ; F/1a/3228 et 3229 ; F/1/cII300 ; F/1cIV/155.
- Article de Gilles Morin sur Raoul DUBOIS, agriculteur, résistant, Maire de Turny pour le Maîtron.      (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social)
- Etat-civil de Turny (archives numérisées de l'Yonne)
- L'Yonne Républicaine (archives départementales de l'Yonne)
- Archives familiales V. Battut











mercredi 10 juin 2015

I comme Irénée, Poilu mort en 1918

#ChallengeAZ
  
Un soldat dans la Grande Guerre

VILLAIN Irénée
(1883-1918)


Quelques jours après son incorporation, Irénée VILLAIN est renvoyé pour raisons de santé, dans ses foyers le 14 août 1914. Maintenu en services auxiliaires, il est rappelé le 25 novembre 1915. Il est réformé par la commission de réforme de Sens le 16 décembre 1915 pour tuberculose pulmonaire.



Famille

Ses parents sont Faustin Isidore VILLAIN,  propriétaire et Denise ROGER, domiciliés à Linant, commune de Turny - Yonne 89570

Métier

Il est Cultivateur.

Mariage
Il est marié à Emilie Angèle MAILLOT.


Description
Cheveux châtains taille 1, 66m yeux gris, instruction 3. 


Régiment d’incorporation
De la classe 1903, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens, le 2 août 2014 dans le 89ème Régiment d’infanterie sous le matricule 3.





Décès
lI est mort à son domicile au hameau de l’Hôpital à Turny le 4 avril 1918 à l’âge de 35 ans.

Mention mort pour la France
Il ne porte pas la mention Mort pour la France. On peut supposer qu’il est mort des suites de sa maladie contractée au front puisqu’il est tout de même inscrit sur le Monument aux Morts de Turny. 



Registre matricule Irénée VILLAIN