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vendredi 6 juin 2014

F comme Frochot, Ferblantier

#Challenge AZ 2014


FROCHOT Louis Ernest, Profession FERBLANTIER

Louis Ernest FROCHOT

Louis Ernest FROCHOT, mon ancêtre par alliance, est né le 4 juillet 1877 à Grancey-le-Château en Côte d'or en Bourgogne. Son père François FROCHOT, né le 21 janvier 1841 à Selongey en Côte d'or, exerce le métier de FERBLANTIER. Sa mère Jeanne Marie CAILLET est née le 26 mai 1842 dans le même village.

Acte de naissance de Louis Ernest FROCHOT 1877


Le FERBLANTIER est celui qui fabrique ou qui vend des outils ou ustensiles en fer blanc comme des casseroles, bassines, lanternes... C'est une appellation qui proviendrait de fer-blanc c'est à dire un acier recouvert d'une fine couche d'étain.

Louis suit les traces de son père. Après un apprentissage dans un tour de France, il demeure à Chailley avec sa mère, où il travaille comme Ferblantier, son père étant décédé.  Il se marie à 24 ans, le 9 juillet 1901 à Chailley avec Rose Marie Victoire GABUET, 22 ans,  née le  2 mai 1879 à Chailley où elle demeure avec ses parents, Georges GABUET, Boulanger et Marie Sidonie VIE.

Il s'installe définitivement dans ce village de l'Yonne, Chailley avec sa famille, son fils Henri, l'aîné, né en 1904 à Chailley qui prendra sa succession et ses filles Suzanne et Germaine.

Trés entreprenant, il installe un beau magasin à son nom, 57 grande rue, dont il nous reste un cliché de 1930.


Magasin Louis FROCHOT à Chailley - Yonne 1930


En 1913, la Mairie lui confie la fabrication du beffroi municipal en zing qui orne toujours l'hôtel de ville.  Il a reçu la cloche commandée à un Maitre horloger du Jura en vue sonner l'heure de la République en lieu et place de l'église.

Le beffroi en zing de la Mairie de Chailley fabriqué par  Louis FROCHOT

Son affaire se développe. Il imprime du papier à son entête.
 
Papier à entête de l'entreprise Louis FROCHOT en 1935

Il fabrique des pompes à eau, des cuves, et vend aussi des articles de ménage en éclairage, chauffage, et même des machines à laver...


Pompe électrique de Louis Frochot avec son fils Henri







Cuve d'eau réalisée par Louis Frochot

Louis FROCHOT a réussi et la famille est relativement aisée, en témoigne la photo de la cour de sa maison avec ses 3 enfants.

Louis Frochot en famille

En 1938, il installe le téléphone qui porte le numéro 5  et possède une belle Renault 6 CV, de type NN, voiture qui lui fut prise par les Allemands le 17 juin 1940, est-il noté sur son récépissé de déclaration des automobiles.


 
Certificat véhicule en 1938 Renault 6 CV NN



Renault NN 1930



Son fils Henri, né en 1903, continuera à fabriquer à la main girouettes, marquises, gouttières, réservoirs de récupération d'eau. Il deviendra ferblantier lui aussi puis plombier et reprendra le magasin de son père. Il ferme le magasin à sa retraite car les villes attirent les clients. Il transmet la clientèle à son fils Etienne FROCHOT, mon oncle, qui exerce toute sa vie comme un plombier de qualité et reconnu dans le même village.

Louis fait partie d'une véritable "dynastie" de 4 générations de Ferblantiers-plombiers.

J'ai beaucoup de respect pour ces savoirs et savoirs-faire transmis de générations en générations. J'ai la fierté de rendre honneur à Louis FROCHOT.



Sources
Archives personnelles de Etienne FROCHOT, son petit-fils
Etat civil de Côte d'or
Etat civil de l'Yonne









lundi 2 juin 2014

R comme Ruère dans le Puy de Dôme

#ChallengeAZ


Mon Sosa 268, Antoine MANEBY est né le 2 mai 1770, comme son père, dans le village de RUERE, près de Messeix dans le Puy de Dôme.





RUERE est un village avec une longue histoire. Au XVII° siècle, le village s'appelle ROUAYRE. En 1650, Jacques de Rochefort est seigneur du Verger et de Ruère. En 1669, Jean MESTAS, fils de Jacques, Notaire à Messeix et de Jeanne de MURAT rend la justice et devient Seigneur de Ruère. En 1752, le Seigneur devient Jean CHORLOT.

En 1789, Ruère compte 147 habitants. Il devient le plus gros village la paroisse de Messeix, composée de 22 villages et 1242 habitants. La plupart des habitants sont laboureurs qui sont au nombre de 25 familles. ils exploitent plus de 108 hectares de près et de bocages, dont 51 hectares de terres labourables.

Les terres sont réparties de façon inégales puisque dix familles disposant de 10 hectares mais 8 familles disposent d'une superficie de 2 hectares.

En 1787, il est élu une assemblée municipale réglementée par un édit royal. Ont droit de vote les hommes âgés de 25 ans te payant au moins dix livres d'impôts

Est élu Marien BONY laboureur du lieu de Ruère.

Le 14 décembre 1789, la loi indique que chaque commune doit avoir une municipalité composée d'i-un corps municipal (maire et officiers municipaux), d'une assemblée de notables et d'un procureur.

L'élection se déroule le 22 février 1790 à Messeix . Le maire élu est Pierre MONAC, prêtre de l'église de Messeix,  et parmi les 5  les officiers municipaux François TIXIER laboureur à Ruère.

En novembre 1792, les municipalités furent renouvelées.

Le Maire devient Jean MALLET.




Sources
Messeix et ses villages - Amicale laïque de Messeix 1989
Archives départementales du Puy de Dôme
Grand dictionnaire historique du Puy de Dôme - Ambroise Tardieu



A comme Anna


Anna, un si joli prénom

#Challenge Généalogique AZ

Première lettre de l’alphabet A. 
Je pense à Anna. 
Anna Lajeat, mon arrière grand-mère, est née le 22 janvier 1896.

Acte de naissance de Anna Lajeat en 1896 à Bourganeuf en Creuse (état civil de la Creuse)


Son père est Félix Lajeat, 33 ans, cultivateur. 
Sa mère est Marie Beauregard, 23 ans. 
               
La famille demeure au Mas la Fille, près de Bourganeuf en Creuse dans le Limousin. 

Elle décède le  3 mars 1964 à Bourganeuf 23.
J’ai 8 ans.  

Je la retrouve dans mon deuxième prénom Annette. Je l'ai tant détesté ce deuxième prénom !

J’ai peu connu cette petite dame de caractère.

Pourtant je me souviens bien, petite fille, de cette descente à pied le long du chemin de la "Voie dieu", à ses côtés pour nous rendre à pied à la foire de Bourganeuf, dans la creuse.

Elle marche d’un bon pas, vêtue de noir. 

Elle est souvent surprise en train de tricoter en marchant, pour ne pas perdre une minute d’activité.  

Anna Lajeat tricotte en marchant (archives personnelles)


Arrivée devant les chalands, elle s’anime. 

Elle discute avec les commerçants, en patois limousin le plus souvent, négocie, choisit de la laine, et remplit son cabas.

Je suis si fière d’être à ses côtés. Elle me présente à tous. J'ai l'impression de vivre un moment hors du temps. Ce souvenir est gravé dans ma mémoire.
                         
Elle termine ses jours. dans son lit en bois, située au premier étage de son habitation.  C'est une partie de la petite ferme qu'elle a transmise à mes grands-parents. 

Jusqu’au bout, j'ai gardé pour elle une grosse affection. Cela ne s’explique pas. 

Merci au ChallengeAZ de m’amener à penser à elle et de la sortir de l’ombre.






dimanche 1 juin 2014

L comme Légion d'honneur ou Léonore


#Challenge AZ


Il existe un site très utile pour les généalogistes dont les ancêtres ont eu une carrière militaire.

C'est la base Léonore, qui recense les décorés de la Légion d'Honneur, site accessible sur internet : http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/recherche.htm

On a accès aux patronymes de tous les "Légionnaires" classés par ordre alphabétique.

La famille MADELIN, présente dans mon arbre généalogique, compte de nombreux militaires.

Je choisis donc ce patronyme.





Je clique sur Bernard Marie Pierre Madelin, né à Paris en 1897, qui apparait sur ma base Hérédis. 

Et j'accède à tout son dossier. 19 pages numérisées.   La reproduction, en vue d'un usage privé, des images et des notices de la base Léonore est autorisée. 

La première page est la récapitulatif de ses nominations comme Chevalier de la Légion d'honneur le 24/12/1934 comme Lieutenant breveté de cavalerie, puis comme Officier le 21 février 1944 comme Chef d'escadrons de cavalerie.






En page 7, je retrouve un extrait d'acte de naissance de Bernard MADELIN


En page 11, on retrouve les états de services de Bernard


Grace à cette base très bien faite et à jour, j'ai pu accéder à de nombreux documents bien utiles pour un généalogiste. N'hésitez pas à l'utiliser. 

Quelques "Légionnaires" de mon arbre généalogique 
1838 : Louis Marie François Desales DESNOYERS (Côte LH/753/87)
1896 :  Eugène COLIN (Côte LH/563/83)
1917 :  Charles Eugène TEILLAS (Côte LH/2573/82)
1930 :  Piere COLIN (Côte 19800035/102/12867)
1929 :  Jean Marie René MADELIN (Côte LH/1682/50)
1932 :  Bernard Marie Pierre MADELIN (Côte 19800035/445/59599)



mardi 21 janvier 2014

Je suis une enfant de 1956



En généalogie, j'aime évoquer mes ancêtres et retrouver leurs modes de vie, leurs métiers, leurs lieux d'habitat.  Puis je me suis posée une question : pourquoi ne pas évoquer ma vie  ? En tous cas, témoigner de mes souvenirs d'une certaine époque que j'ai traversée.  J'ai connu tellement de transformations, de changements en moi et autour de moi. Car je suis une enfant de l'après-guerre. Une période qui va connaître des avancées technologiques formidables, une croissance économique réelle, des avancées sociales et des bouleversements sociétaux. Je les ai vécu sans toujours en prendre conscience. J'ai envie aujourd'hui de me retourner sur ces évolutions,  et sans nostalgie, témoigner d'une époque si récente et déjà si lointaine. 

Je suis une enfant de la fin de l'année 1956. C'est une année qui a connu un record de froid avec des températures inférieures à  -20°C dans la plus grande partie de la France. Sous la IV° République, le Front républicain regroupant la SFIO et les radicaux viennent de gagner les législatives et le Président René COTY propose à Guy MOLLET de gouverner le pays. 

Nous sommes 800 000 enfants à naître cette année là. Mes parents ont choisi un prénom original Véronique, qui tranchait un peu avec les Martine, Françoise, Chantal... de l'époque. Jusqu'à 1974, année de mon baccalauréat, nous allons traverser des évolutions sociales, politiques d'importance. Je serais spectatrice des évènements de 1968, trop jeune pour y participer, mais suffisamment consciente pour sentir l'ancien monde basculer. La société de 1974 n'aura plus grand chose à voir avec celle de l'année 1956.  J'aurais l'occasion de revenir sur ces riches années. Aujourd'hui, permettez moi d'évoquer l'année et les circonstances de ma naissance. 


Mars 1956 : Le mariage de mes parents dans l’Yonne

Mes parents Arlette BOURGOIN et Jean BATTUT, instituteurs formés à l’Ecole Normale d’Auxerre, dans laquelle ils se sont rencontrés,  se marient  dans la commune de Chailley dans l’Yonne le  26 mars 1956. Arlette a 21 ans, Jean 23 ans.

Mariage de mes parents Arlette et Jean le 30 mars 1956

Septembre 1956 : L’école de campagne dans les vallons du Morvan

Mes parents sont affectés à la rentrée scolaire dans une école de campagne située en plein champ, en Bourgogne, dans le Nivernais, au pied du massif du Morvan,  à égale distance du bourg de Courcelles et de Chivres. 


Situation du village de Courcelles dans la Nièvre

Mon père raconte qu'un grimoire qu'il avait découvert montrait qu'on avait ainsi tranché au moment de décider de la construction de l'école à la fin du XIXème siècle. Je le cite : "l'avantage de la pleine campagne c'est que chantaient dans notre cour les faisans descendus du coteau tout proche et que le parfum de la reine des près de la prairie où coulait la paisible Sainte Eugénie se mêlait aux senteurs du gros tilleul dans lequel bourdonnaient les abeilles"
Courcelles est une commune qui compte 231 habitants au recensement de 1954. Le maire est depuis 1950, M. Louis François agriculteur.


Chemin de campagne à Courcelles
Ma mère enseigne aux 21 élèves de la classe des petits de la classe enfantine aux  CE1. Mon père enseigne dans la classe des 21 grands du CE2 à la classe de fin d’études, qui prépare au certificat d’études primaires. Ils sont logés sur place, dans le logement de fonction de l'école, qui ne possède pas l'eau courante. 
La maitrise de la fertilité n’est pas une chose facile pour les couples. Le débat sur le contrôle des naissances n’en est qu’à ses débuts. La contraception est alors interdite par la loi. C’est donc tout naturellement que je nais 9 mois après la date du mariage,  le 22 décembre 1956. 

22 décembre 1956 : Une naissance mouvementée dans la neige


Faire part de naissance 22/12/1956

Extrait acte de naissance - livret de famille

L’histoire de ma naissance est une aventure. Il faut imaginer que mes parents ne possédaient qu’un scooter et un vélo leur avait été prêté.

                           
Le scooter de mes parents en 1955

La cuisinière ronfle bourrée de bûches en cette nuit du 21 décembre 1956. C'est le dernier jour de classe avant les vacances de Noël. Ma mère se plaint de ses premières contractions dans la nuit. Il fait nuit très tôt en décembre dans le Nivernais. Il reste à imaginer une époque sans téléphone. Il faut alerter les voisins situés au village de Courcelles à 2 kilomètres qui sont les seuls à posséder une voiture, susceptible d’emmener ma mère à la maternité de Clamecy à 15 km.  A cette époque, on n’accouche plus à domicile.  Mon père s’élance donc sur la neige sur un vélo, en pleine nuit,  pour aller téléphoner depuis la cabine téléphonique du café du village. Le café est fermé et il doit taper à la fenêtre pour réveiller la propriétaire. La clinique de Clamecy est informée de l’arrivée de ma mère.

M Perruchet, Colonel à la retraite, et animateur de l’Amicale créée autour de l’école, est préposé au convoyage dans sa vielle voiture Hotchiss aux énormes gardes boues.  Il s’est entrainé depuis quelques jours à la faire tourner à vide pour qu’au signal, le chauffeur et le véhicule soient opérationnels.
Il s’installe au volant de sa Hotchiss. Son épouse, Madame Perruchet va se charger pour la journée des 42  élèves de l’école.
Hotchiss

Il part récupérer ma mère à l’école et emmène le couple sur la route de Clamecy. Il fait froid. La route est enneigée. La voiture s’arrête sur le chemin. Ma mère s’imagine devoir accoucher dans la voiture. Le véhicule repart et amène le couple jusqu’à la maternité. Ma naissance à 11h50, le 22 décembre 1956 se précipite dès l’arrivée dans ce lieu moins hostile.  C’est le Docteur Barbier qui procède à l’accouchement. Il deviendra maire de la ville de Clamecy dans la Nièvre puis sénateur de la Nièvre.

 
Docteur Barbier, Directeur de la clinique de Clamecy en 1956

L'actualité du 22 décembre 1956

Le même jour, l'actualité du monde se poursuit. A partir de journaux de ce jour que j'ai pu me procurer dans un salon des vieux papiers, j'évoque les informations principales, dont je suis à ce moment là, bien loin ! 


Actualité sur l'espionnage du 22 décembre 1956
Une Française arrêtée pour espionnage
L’actualité de ce jour du 22 décembre 1956 est concentrée sur les évènements du bloc soviétique. Une française Raymonde Soubine,  33 ans, agent des services de renseignements d’un pays du bloc soviétique, la Tchécoslavquie, est arrêtée pour espionnage. 


                 
22 décembre 1956 : l'ultimatum des mineurs hongrois



                                                                                                                                                                     

La grève des mineurs hongrois
Les mineurs  en grève en Hongrie demandent la démission de M Kadar, le retrait des troupes soviétiques présentes depuis le soulèvement du 23 octobre, des dispositions pour des élections libres. L’insurrection de Budapest dure quelques semaines, fait 2800 morts et 20 000 blessés du côté hongrois et 700 morts et 1600 blessés du coté russe,  avant d’être écrasée définitivement en janvier 1957, avec l’exécution de 225 Hongrois accusés d’avoir participé à cette insurrection.



 
             
     

La crise du Canal de Suez
Le 22 décembre 1956 : La crise du canal de Suez est un conflit entre l’Egypte et l’alliance entre kla France et le Rotyaume Uni , suite à la nationalisation unilatérale par l’Egyspte de Nasser du canal de Suez, lieu stratégique de transport maritime international  entre l’Europe et l’extreme orient.

     
           
Crise Canal de Suez Décembre 1956 - Journal Sud Ouest
      

Après l'opération de Suez, qui voit, à la demande des USA,  l’ONU s’interposer dans le conflit entre Israel alliés des Français et britanniques, et l’Egypte,  les dernières forces franco-britanniques quittent Port-Saïd le 22 décembre 1956.


                                                   
                                    
                                    
Sortie du nouveau film de Gallone avec Françoise Fabian
Sur le plan culturel, ce jour là , Michel Strogoff est le 3ème ouvrage de Jules Verne porté à l’écran par le metteur en scène italien Carmine Gallone avec l’actrice Françoise Fabian.

Affiche film Michel Strogoff 1956

Publicité Manufrance
Sur le plan commercial, Manufrance, manufacture  de Saint Etienne, lance sa publicité pour la machine à coudre Omnia au prix de 32500 francs.



Naissance de la Dauphine par Renault
Naissance en 1956 de la Voiture Renault appelée "Dauphine"

27 Décembre 1956 : retour à la maison-école

Pendant le séjour à la clinique, et le congé de maternité, faute de remplaçant, mon père, revêtu de sa blouse grise en coton, rassemble les 2 classes allant de la classe enfantine à la classe de fin d’études.

Dans la journée, je suis installée dans la cuisine du logement de fonction, la pièce la plus chaude. La porte donne sur la classe de ma mère. Une jeune fille me garde mais ma mère vient régulièrement surveiller son bébé.

Ma mère avec moi dans les bras devant l'école de Courcelles

L’apparition du biberon
Ma mère m'allaite à la naissance. Très vite, son lait est décrété mal adapté à ma nourriture. Les biberons faciles à  nettoyer sont en vente sur le marché. Ils sont en verre et c’est avec le biberon que je suis nourrie.  Le premier lait en poudre apparaît.

Publicité pour le biberon 1956

Le bain
L’eau courante n’est pas installée dans le logement de fonctions de mes parents instituteurs. Il faut aller chercher l’eau à la pompe. Elle est très froide, voire glacée.  Elle est réchauffée au feu de la cuisinière à bois avant d’être versée dans la cuvette en plastique.
Le bain de bébé en 1956

                          
Les langes
Le bébé est emmailloté. Un linge triangulaire est placé entre les fesses du bébé, et grâce à un savant croisement du même linge et une épingle à nourrice, le bébé est enveloppé fermement. Puis apparaissent les brassières et les culottes bouffantes en coton. Les couches en tissu, sont lavées chaque jour. Le berceau est installé dans la pièce la plus chaude de la maison, la cuisine, avant d’intégrer la chambre de mes parents puis ma chambre personnelle.


Mon père me porte emmaillotée en langes 1955
Le landau
Le beau landau sert à me promener dans les rues de campagne, protégé par sa capote épaisse. Il sert aussi à me garder, bien calé par des coussins. Il fait froid sur le carrelage du sol.
Mon landeau en 1956


Le pot
Il est en bois avec un petit dossier à l’arrière. Le pot est installé dans le trou au centre du meuble. C’est un grand progrès. Mon arrière grand-mère Anna Lajeat surveille mes progrès. 
                                        

Le pot en bois 1955


En guise de conclusion provisoire ...

J'ai vécu mes 3 premières années dans l'école de Courcelles, au milieu des champs, dans cette nature préservée et reculée du Morvan.  C'était une autre époque. J'en garde le souvenir d'un espace protecteur,  paisible, un amour de la campagne, un sentiment de plénitude. On est marqué à tout jamais par sa petite enfance.