vendredi 20 septembre 2013

Capitaine Teillas , héros ordinaire de la grande guerre


Charles Eugène, le grand-père de ma cousine

Je souhaite évoquer la courte vie de Charles Eugène Teillas, le grand-père de ma cousine Sylvie, mort au combat le 1e octobre 1918, à Révillon dans l'Aisne. Il avait 27 ans Sa mère Gilette Teillas, née le 18 aout 1916 n' avait que 2 ans lorsque son père est mort au combat en 1918. Ce grand absent a été très présent dans l' histoire familiale. Ma cousine a reçu en héritage les documents originaux et précieux de ce grand-père mythique. Dernièrement, Sylvie m’apporte une chemise avec des documents et des photos de son grand-père.

Archives familiales Eugène Teillas


J'ai souhaité le rendre vivant en tentant de reconstituer son parcours de vie. Car sa vie, outre l'aspect personnel et familial, est un témoignage de la Grande Guerre. Dans ces archives, je retrouve la photo non datée de Charles Eugène en uniforme. Cette photo est prise par V. Cibrario à Auxerre. On aperçoit sur son uniforme et son képi, le numéro de son régiment, le 279ème. Deux médailles sont sur sa poitrine. Il "porte beau". 

Charles Eugène Teillas


Démarche de recherche

La question reste entière sur son parcours de vie.  Où a-t-il habité ? Où a-t-il suivi ses études ? Comment a-t-il rencontré sa future épouse ? Je ne sais pas comment chercher.
Je me lance donc dans une lecture détaillée des documents jaunis.
Article de presse
Je découvre un article de presse du journal Revue de l'Yonne (Journal d'Avallon) daté du 18 octobre 1918, collé sur une feuille cartonnée, ce qui témoigne de son importance.
Cet article est intitulé "le capitaine Eugène Teillas". Il est écrit : "Nous avons annoncé jeudi la mort glorieuse du capitaine Eugène Teillas d'Avallon. Nous donnons  aujourd'hui quelques détails sur la belle carrière militaire de ce vaillant soldat. Eugène Teillas, originaire de Valence sur Rhône, fit ses études à l'école communale et au collège d' Avallon, puis entra dans le commerce...."

Acte de naissance

J'apprends donc que Charles Eugène est originaire de Valence-sur-Rhône (Drôme). Ma première démarche est de rechercher l'acte de naissance d'Eugène à travers les actes numérisés des Archives départementales de la Drôme.  Je ne connais pas sa date de naissance mais je suis patiente et je cherche. J'ai la joie de retrouver son acte de naissance quelques temps après.  Son père, sieur Edouard Teillas, âgé de 44 ans  est Chef de train au Chemins de fer et sa mère est Madame Victoire Eugénie Vergier, ménagère âgée de 38 ans. Il est né le 24 février 1891 à Valence dans la Drôme. 


Acte de naissance de Charles Eugène Teillas

Sa scolarité à Avallon (Yonne)

L'article de presse indique qu'il a suivi sa scolarité dans la ville bourguignonne d'Avallon (département de l'Yonne). Je suppose que son père, Chef de train dans les chemins de fer a été muté dans cette ville pour son travail. C'est en effet en 1873, que cette commune a été desservie par le train , la ligne Paris-Lyon. Son frère Edouard Teillas était également "employé de la voie". La famille habitait route de Lorme à Avallon.


1912 : Appelé au 37ème régiment d'infanterie  

Charles Eugène est appelé, à 21 ans, au 37e régiment d’infanterie en garnison à Nancy en 1912. Je n'ai retrouvé aucun document et aucun historique sur cette période qu'il a vécu. 
            

1914 : Mobilisation

Le 2 Août 1914, le 279ème Régiment d'Infanterie commence sa mobilisation à Neufchâteau. Charles Eugène est intégré dans le 237ème régiment en qualité de Caporal. Son bataillon est adjoint au 279ème régiment d'infanterie. Le 7 Août, la mobilisation est terminée. Le régiment comprend deux bataillons à chacun quatre compagnies. Il est commandé par M. le Lieutenant - Colonel d'Hérouville. Composé d'éléments dont la majeure partie vient des régions de l'Est et de Paris, le 279ème R. I. contribue à la formation de la 70ème Division d'Infanterie qui n'est autre que le dédoublement de la fameuse 11ème D. I., la Division de Fer. Les opérations le conduit en Lorraine, en Artois, puis dans la bataille de Verdun.
Juin 1918

Le combat de Coubersseaux

Très vite, le 279ème R.I. se trouve confronté à la mitraille. Il se porte à l'attaque des positions allemandes à proximité de Nancy.  Les pertes sont très élevées. Le lieutenant Colonel d'Hérouville est tué. Le rôle de Charles Eugène est remarqué car il a ramené son corps sur un parcours de 3 kilomètres. 
Coubersseaux après les combats de 1914
J'ai retrouvé les détails de cet évènement dans les archives militaires accessibles dans les registres matricules des régiments d'infanterie (site mémoire des hommes). On peut lire sur ce document manuscrit la description de cet extraordinaire et terrible épisode de guerre. Le texte est le suivant : 

25 aout 1914 "Vers 8h30, lorsque le lieutenant colonel avait été blessé... il reçut une deuxième blessure. Il ordonna alors qu'on le laissa sur place. Une heure plus tard, l'Adjudant Moreau accompagné du Caporal Teillas se porta en avant des lignes pour rechercher le lieutenant colonel. Leur arrivée mit en fuite quelques (illisible) qui fouillaient les blessés. ... Ils le chargèrent sur un brancard et le rapportèrent au milieu des autres blessés sur un parcours de plus de 3 kilomètres jusqu'au village de Gellenoncourt où se trouvait une ambulance. Les pertes subies par le régiment dans la journée du 25 août  se sont élevées à 19 officiers sur 27 au combat."

Registres des Matricules
Le soir, on apprend que la menace d'encerclement de Nancy par l'Est est enrayée. Après le combat de Coubersseaux, le Capitaine Teillas obtient  sa première citation et est nommé Sergent sur le champ de bataille. 

Dans une lettre à ses « frangins » en date du 31 aout 1914, il raconte :


Correspondance militaire

«  J’aurais voulu vous écrire plus tôt mais nous venons de traverser de rudes moments de fatigue…Depuis une quinzaine nous sommes en première ligne et après avoir été en Allemagne, nous avons été obligés de reculer. Le 25 nous avons eu un engagement sérieux où malheureusement, notre régiment a été dans une mauvaise passe. Et nous avons vécu quelques heures d’épouvantable boucherie. Environ 65 % sont restés sur le terrain et à l’heure actuelle la bataille continue.  Tu dois savoir des parents que c’est en allant chercher mon colonel blessé et après l’avoir ramené à l’ambulance sous les balles et obus que j’ai été cité à l’ordre du régiment et nommé sergent. J’ai eu ma capote arrachée, blessé un peu au talon par un obus. Inutile de le dire à ma mère. Beaucoup de mes camarades sont morts et je ne pourrais jamais oublier cette vision terrible. Oh que de sang ! Hélas !...On est heureux quand on peut acheter du vin et du chocolat car on est longtemps sans manger….Votre frangin Sergent 237°infanterie en campagne ».
        
       
Transportée en Lorraine par chemin de fer, la 70ème DI se retrouve au front, à proximité d'Arras et  commence la guerre des tranchées. Les ouvrages allemands sont détruits. C'est une lutte très âpre, tournant au corps à corps.

Mars 1915 Notre Dame de Lorette

La prise de l'éperon sud de Notre Dame de Lorette du 15 au 18 mars 1915 , est le lieu du déclenchement de la seconde guerre d'Artois. Les Allemands tenaient cet éperon. Ils y avaient organisé quatre lignes de tranchées reliées par des boyaux de communication aux premières maisons d’Ablain. La position leur donnait la facilité de grouper éventuellement leurs troupes d’attaque dans le village et de les dérober à l’abri du ravin pour les conduire vers nos tranchées. Le 15 mars, dans l’après-midi, l' artillerie ouvrit sur les positions allemandes de l’éperon Sud un feu violent. Les pertes, au cours de cet après midi, furent sérieuses. Le 18 mars, une compagnie du 158ème achevait la conquête de l’éperon en rejetant les Allemands des boyaux de communication entre la crête et Ablain.

Assaut Notre Dame de Lorette 1915
Dans sa lettre du 20 mars 1915 à son frère Edouard, Charles Eugène, sous- lieutenant du 237ème régiment d'infanterie, 70ème division et 140ème brigade témoigne de son état d'esprit sur le front.

" ...je suis toujours en parfaite santé si ce n'est que parfois le moral souffre sensiblement car ça devient long...Tu as du voir sur les journaux que nous sommes occupés depuis quelque temps devant Notre Dame de Lorette ! et je suis fier de l'amour que ce sont donnés les 158 et 237 régiment qui ont participé à la dernière et brillante attaque ! Inutile de te dire que la 158e régiment plus jeune, coopéra plus largement au succès. Néanmoins le vieux régiment de fer est toujours un peu là... Voilà 8 mois que nous sommes partis loin de ce qui nous est cher, 8 mois sans famille, sans lit, sans nourriture saine, à tous les temps et en se demandant toujours ce que le lendemain nous réserve ! ...Mon régiment n'a jamais eu un jour de repos à l'arrière et a toujours été en première ligne. .. Enfin, mon cher frère qu'il te reste à savoir que j'en ai plein le dos et je commence à me fatiguer moralement..."
           

Mariage le 4 aout 1915 à Auxerre

Le 11 juillet 1915, Le sous lieutenant Charles Teillas rédige une belle lettre  écrite à la plume à l'encre violette, à monsieur le lieutenant colonel commandant le 237e régiment d'infanterie, 70e division.



Demande de Mariage
" Je soussigné, Teillas Charles, agé de 24 ans, sous lieutenant au 237° en campagne, ai l'honneur de solliciter l'autorisation de contracter mariage par procuration avec Mademoiselle Demeaux Fernande âgée de 22 ans, demeurant chez ses parents 32 rue Saint Pèlerin à Auxerre (Yonne). Régulièrement fiancé depuis avril 1912, je devais épouser Mademoiselle Demeaux le 6 octobre 1914 c'est à dire immédiatement après ma libération du service militaire. Je demande l'application des prescriptions suivantes du paragraphe II de la circulaire de M le Garde des sceaux du 8 avril 1915, ainsi conçues : " La faculté de contracter mariage par procuration a été subordonné à la notification de causes graves... Il y aura cause grave au sens de la loi nouvelle...toutes les fois que le future époux, désireux de donner suite à une promesse de mariage antérieure à la mobilisation, servira comme militaire, à un poste où sa vie est en danger" . Les parents de ma future et les miens consentent à notre mariage. Je sollicite la dispense de la publication et de tout délai en vertu de l'article 169 du code civil."

En aout 1915, il obtient une courte permission pour se marier, comme en témoigne une lettre écrite à son frère. Le mariage avec Fernande Demeaux a lieu le 4 aout 1915 à Auxerre (Yonne).


Verdun, mars et avril 1916

Il faut déjà retourner au front. Le 25 septembre 1915, se déclenche la grande offensive de Champagne. En février 1915, le régiment est relevé et prend quelques jours de repos. On peut supposer que c'est à cette période que Fernande Demeaux, son épouse, part le rejoindre, à l'arrière et que sera conçue leur fille. Le repos sera de courte durée car le 15 mars 1915, le régiment débarque à Valmy, et va participer à la défense de Verdun où se fait une consommation énorme d'effectifs depuis le commencement de la grande offensive allemande. De même qu'en 1914, il a contribué à sauvegarder l'intégrité de Nancy, en 1916 il participe à la défense qui immortalise le nom de Verdun.


Naissance de sa fille Gillette le 18 aout 1916 à Auxerre

Fernande Demeaux accouche de leur fille Gillette Teillas. Elle vit chez ses parents à Auxerre. 


Charles Eugène, Fernande et leur fille Gillette (photo non datée)

Vauxaillon, mars 1917

La guerre se poursuit. Charles Eugène qui est soldat depuis 1912 sans interruption, poursuit les combats. Déjà 5 ans de combats et de guerre. En mars 1917, le 279ème R. I. reçoit l'ordre de prendre les avant-postes et de relever les Anglais. Le soir même il établit un service de surveillance sur une ligne jalonnée par les villages de Buverchy et Houlbeux. Le 279ème R. I. conserve toutes ses positions sur lesquelles le front va se fixer pour quelque temps. Pendant toute cette période, d'autant plus difficile que les combats ont eu lieu au contact d'une armée alliée désorganisée et surprise par un choc formidable, les hommes du régiment ont fait preuve des plus belles qualités d'endurance et d'énergie. A la suite de ces combats, Charles Teillas obtient en 1917 une citation à l'ordre de l’armée. «  Officier hors pair, d’un allant et d’une bravoure au dessus de tout éloge. Le 15 mai 1917, l’ennemi s’étant emparé en force, après un intense bombardement, de quelques centaines de mètres de tranchées, est parti vigoureusement à la contre attaque à la tête de sa section. Donnant ses ordres sur le parapet de la tranchée balayée par les balles, enflammant ses hommes par son exemple, a repris tout le terrain perdu, après avoir mis  une cinquantaine d’Allemands hors de combat et fait plus de vingt prisonniers »

Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 mai 1917

Vers le 15 Avril 1917, le régiment (faisant alors partie de la 70ème D. I.) est retiré de cette division et du secteur qu'il occupe dans la région Parisis-Ferme.Le régiment a trois compagnies en ligne, de la gauche à la droite : 13ème, Lieutenant PELLOT ; 14ème, Capitaine PARROT ; 17ème, Lieutenant RICHARD ; 2ème en soutien ; 18ème à gauche ; 15ème à droite; la 19ème est au point 152-2 et au talus du chemin de fer. Le 6ème bataillon (Commandant PEROTEL) est dans un bois et dans les carrières à l'arrière. La 15ème compagnie (Capitaine HEFTY) est chargée de contre-attaquer pour rétablir la situation. La section du Lieutenant TEILLAS chasse "les boches" de la position qu'ils occupaient tant sur le secteur du 279ème R. I. que sur celui du 262ème R. I.. Une trentaine d'ennemis sont tués et une quinzaine sont prisonniers. 

A la suite de cette attaque, le Lieutenant TEILLAS est promu Chevalier de la Légion d'Honneur et Commandant de compagnie. Le régiment obtient une citation à l'ordre Corps d'Armée.


Légion d'honneur


L'amour dans les ruines 1° septembre 1918

Blessé le 13 mai 1918 au nord de Sennones à la Mère Henry, par "éclat de pétard à la face". La plaie est dite superficielle. Il est nommé Capitaine en mai 1918. Suite à cette blessure, il a du aller se reposer à l'arrière et c'est sans doute à ce moment que son épouse Fernande a pu le rejoindre. Une photo touchante datée du 1° septembre 1918 , immortalise cette rencontre. Elle porte la mention manuscrite "L'amour dans les ruines...".

L'amour dans les ruines 1918
Dos de la carte - Poème d'amour

Au dos de cette carte est rédigé ce joli poème :

Que signifie cette belle allure
De cette jolie femme et de ce capitaine ?
Ce n'est pas étonnant que la guerre dure !
Nos soldats ne font que fredaines...
Où diable l'amour va-t-il se nicher ?
Jusque dans ces pauvres demeures
Où le boche vient seulement de passer,
L'amour le suit à quelques heures...
En effet, c'est là que (illisible) et sa mie
Vivent un peu de leur amour,
Ce fut du cher bonheur en cette vie
Si semée de malheureux jours...

Signature Capitaine commandant la 14e compagnie du 279e Infanterie



Glennes, septembre octobre 1918


Le 4 septembre 2018, le 279ème régiment entreprend l'attaque du village de Glennes et des hauteurs environnantes. Le 6 Août, le 279ème R. I. relève le 338ème R. I. à la voie ferrée Bazoches Soissons. Il a pour mission d'organiser les positions conquises et de fixer l’ennemi par de nombreuses patrouilles. Le 4 Septembre, le 279ème R. I. entreprend l'attaque du village de Glennes et des hauteurs environnantes. Ce jour-là, le 279ème R. I. inscrit en lettres de sang une des plus belles pages de son histoire. Plus tard, le 279ème R. I participe à l'attaque de la position « Hunding » . Cette ligne peut sans exagération être présentée comme la plus puissante des positions défensives qu'aient organisées les Allemands, experts en l'art de remuer la terre.


Tranchée en 1918

Une photo d'archives familiales, prise sur le front, fige la réalité d' une tranchée de 1918. On se rend compte des conditions dans lesquelles ont combattus les soldats, dont Charles Eugène. Partout deux ou trois lignes de tranchées, trois réseaux de fil de fer devant la première ligne, deux ou trois réseaux devant les deuxième et troisième lignes. Entre ces tranchées et en arrière d'elles des abris profonds de mitrailleuses à entrée bétonnée disposés en échiquier et défiant par là même toute préparation d'artillerie. Établie longtemps à l'avance par un ennemi qui sent la victoire lui échapper et veut cependant à tout prix se cramponner au sol de France, la Hunding Stellung était certainement plus puissante que ne fût la fameuse ligne Hindenbourg. Le 1er Novembre, le 279ème R. I. (qui a pris la place du 338ème R. I.) prononce une attaque qui, malgré une lutte opiniâtre allant jusqu'au corps à corps, ne donne pas de résultats sensibles.





Mort au combat en octobre 1918

Il a reçu sa septième citation à l’ordre du corps d’armée avant d’être tué le 1° octobre 1918  à l’âge de 27 ans en conduisant sa compagnie à l’assaut. Des détails ont été donné par M Chanut, fils du propriétaire de l'Hôtel du Chapeau Rouge à Avallon, aspirant au 279° régiment et arrivé en permission en octobre 1918. Il aurait été tué d'une balle dans la tête, alors qu'il lançait des grenades à fusil en direction des Allemands. La mort est instantannée. Il est enterré à Blanzy les Fismes, au nord de Fismes, situé entre Soissons et Reims.

Son corps a été transporté à 8 kilomètres sous la ligne de feu et il a été enterré avec tous les honneurs militaires à Blanzy les Fismes dans l’Aisne, par le sergent brancardier le Père Bergeret. Il a été mis dans un cercueil que les musiciens ont fait le matin même et enterré dans le cimetière de Blanzy, raconte un de ses amis dans un courrier remis à son épouse. Le Maire de Blanzy les Vismes, par courrier du 20 avril 1919, certifie que le corps du Capitaine Teillas, repose dans le cimetière de la commune.


Avis de décès

Souvenirs

La mémoire des combattants de la Grande guerre est inscrite dans le monument aux morts d'Auxerre (Yonne). La liste des noms des combattants est longue. La vie de Charles Eugène Teillas a été courte. Il a combattu de l'âge de 20 ans à l'âge de 25 ans. Il s'est marié, a eu une fille et la famille poursuit son chemin. Je suis contente d'avoir évoqué les témoignages de sa vie pour aider à transmettre la mémoire d'un héros ordinaire.



Monuments aux morts


Etat des services du Capitaine  Teillas











11 commentaires:

Elise Aupres de nos Racines a dit…

Bravo pour ces recherches et ce bel article. C'est un très bel hommage que vous rendez à cet homme.
Elise

vero battut a dit…

Recherche difficile et passionnante. Merci de votre commentaire. Véronique

marjorine a dit…

Magnifique récit! bravo pour vos recherches

Anne Dardaud a dit…

Absolument passionnant ! Très beau travail et bel hommage.

Hervé a dit…

Un bel article bien documenté !

vero battut a dit…

Elise, Merci de votre commentaire. J'ai découvert cet homme en entreprenant mes recherches. J'espère avoir réussi à le faire revivre.
Cordialement.
Véronique

vero battut a dit…

Merci de vos encouragements.
Cordialement.
Véronique

vero battut a dit…

Merci du commentaire. A lire les articles à venir. A bientôt. Cordialement. Véronique.

vero battut a dit…

Merci Hervé pour votre commentaire. A bientôt sur tweeter. Cordialement. Véronique

Anonyme a dit…

Bonjour Véro,
Je me permets de vous écrire quelques lignes après avoir lu le bel hommage à Charles Eugène Teillas. Je connaissais le fait de guerre ou il a secouru le lieutenant colonel du 237 ième RI. En effet, je fais moi même des recherches sur mon aïeul MOREAU, André, faisant aussi parti du 237 ième RI et disparu entre le 25 Aout et le 10 septembre 1914 à COURBESSAUX (56). J'aimerai, si vous le voulez bien que nous rentrions en contact pour échanger nos informations. Bien cordialement. Serge BOYER boy.ser@neuf.fr

vero battut a dit…

Bonjour,
Je suis tout à fait d'accord pour échanger avec vous au sujet de cette période. Effectivement, j'ai cité votre ancêtre le lieutenant Moreau qui était avec le capitaine Teillas pendant cette terrible bataille de Courbessaux. En faisant ma recherche, j'ai effectivement des documents qui peuvent vous intéresser. Vous pouvez me contacter directement par mail. A très bientôt pour plus d'échanges. Trés cordialement
Véro Battut